9/15/2008

Contre-Enquête

Publié par E. |


Jean Dujardin, on pense derechef à ses rôles les plus fameux interprétés dans 1 gars 1 fille, Brice de Nice ou OSS117 mais là il en est bien loin (même si ce film a été descendu par les critiques). Ce n’est qu’après le premier quart d’heure du film qu’on peut sentir sa particularité : une ambiance lourde et pesante à la noirceur sombre, malsaine et suffocante. On sent qu’il est attiré par cette lumière noire et qu’il s’enfonce progressivement et irrémédiablement. On finit par se désoler tant la fatalité l’a accablé. Et on attend qu’il se termine, seul. Dans une incroyable solitude alcoolisée et étouffante. Le rendu est bon, le scénario a le mérite d’être ce qu’il est – simple, sans envergure mais efficace et les acteurs sont à la hauteur de cette cohérence morbide bien ficelée (on retrouvera même - il me semble - le doubleur de Robert de Niro (Thierry Bosc?)!). De courte durée, on déambule volontaire dans ces méandres vers on ne sait trop quoi. Et si à la fin, on se demande où on est allé, on ne saura pas vraiment le dire car ce genre de choses n’arrivent qu’aux autres (et certains pourront reprocher un côté superficiel inutile et non abouti). Le sujet est délicat et donc non commenté et aucun message moraliste stupide n'y est suggéré. Simplement une facette de l’homme, complexe, torturé et infiniment malade. A voir un dimanche soir, sans s'attendre au polar du siècle mais à un bon moment noir.
C.


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