12/28/2008

Amores Perros

Publié par C. |


Long métrage de 99, première oeuvre de Inarritu et premier rôle décisif de Gaël Garcia Bernal. C'est aussi la rencontre de Inarritu avec le talentueux scénariste Arriaga. Ca a du valoir le coup car a notamment été récompensé par l'Oscar du meilleur film étranger et le Grand Prix de la Semaine de la Critique au 53ème festival de Cannes (2000).

La collaboration Arriaga/Inarritu a été également brillamment mise en scène sur 21 grammes et Babel. La construction en récits est similaire sur les 3 longs métrages, qu'on pourrait assimiler à une trilogie.


Amores Perros s'axe sur une scène centrale du film (accident de voiture) qui réunit tous les acteurs principaux du film découpé en chapitres. L'élément commun à toutes ces histoires est Mexico. Un chaos cru et violent mais aussi une fascination paradoxale et émouvante. Nous aurons l'occasion de vivre l'histoire d'Octavio qui tente de s'enfuir avec la femme de son frère, Daniel qui quitte sa femme et ses enfants pour vivre avec un top-model ou encore El Chivo, tueur à gages nihiliste en quête d'introspection personnelle. Le tout dépeint avec un pessimiste assez alarmant (on espérerait apercevoir une pointe de bonheur tant c'est noir), on sombre dans un drame sans fond et toujours plus morbide et malsain.


Le film aurait été plus digeste si écourté. Mais on reconnaît le talent du scénariste : l'enchaînement est fluide et prenant et Inarritu est parvenu à faire transpirer les vices de Mexico à travers les desseins de ses personnages.


C'est beau et noir et tellement noir de beauté.


Bande annonce très réussie à l'image du film (Bande Originale Control Machete).










C.


12/28/2008

TAKEN

Publié par C. |


Taken c'est une réalisation de Pierre Morel (Banlieu 13) catapulté par Luc Besson et plombé/assassiné par la presse. Que d'éléments qui jouent en défaveur de ce film français. Mais le choix de l'acteur a été judicieux : un irlandais d'1m93 charismatique, Liam Neeson (La Liste de Schindler).


Le film se résume en qqs mots puisque le scénario (effectivement) ne vole pas bien haut : une jeune fille de 17 ans décide de faire la tournée U2 sur plusieurs semaines malgré les réticences paternelles (papa anciennement super bodygard). Elle se retrouve à Paris et est soudainement kidnappée par des grands méchants (on s'en doutait - taken). Le papa s'énerve et s'enquit de la mission recherche enfant perdu. Et là le film prend tout son intérêt. Liam Neeson est plutôt convaincant en super héros indestructible et on se prend au jeu assez facilement. Les qqs acteurs français sont pitoyables mais on oublie vite. Peu de dialogue et de l'efficient. On découvre un Paris sobre et véritable et la longueur est bien dosée.


Léger et sans surprise mais très divertissant.










C.

12/28/2008

THIRD

Publié par C. |

Retour très attendu des 3 anglais mystérieux de Bristol après 10 ans d’attente depuis le Roseland NYC live paru en 1998. La tête pensante et complexe Geoff Barrow accompagné du guitariste Adrian Utley nous composent et nous réalisent une fresque angoissante et profondément reconvertie avec la voix enchanteresse de Beth Gibbons.

Third est une œuvre unique qui a su encore surprendre son monde. Après les succès sans précédent de Dummy (1994) et de Portishead (1997), nous ne croyions plus en un Barrow suffisamment puissant pour ressusciter une nouvelle fois et ce, en dépassant le cliché Trip-Hop. Ils nous offrent ici un véritable champ de bataille meurtri et en mouvements. Un magnifique bal morbide et passionné nous conduit tout droit dans un enfer rose, brumeux et planant. On s’éloigne complètement des univers des précédents opus. La voix de la chanteuse - fragile, belle et lancinante - acte merveilleusement bien en communion avec une tempête de notes et de sons psychédéliques. La 1ère écoute déroute, la seconde interloque et la 3ème transporte : une transe musicale dans des tréfonds jamais atteints.

Expérimental, audacieux et sobre.
Noir, froid et moite.
Vibrant, sismique et épileptique.

Je vous laisse tenter le phénomène avec The RIP.

Portishead - The Rip











C.

12/28/2008

CARAVAN PALACE

Publié par C. |

Caravan Palace est une découverte surprenante qui s'inscrit dans la même veine que celle de Lyre le Temps critiqué il y a peu (ont récemment participé au même concert à Bordeaux avec Smooth).

Ils font beaucoup de bruits et on les imagine bien nombreux derrière une multitude d'instruments ! Au nombre de 3 (une chanteuse, un clarinettiste et un DJ) nous produisent pour notre plus grand bonheur des symphonies électriques frénétiques, jouissives, cacophoniques et mélodiques à la fois. Probablement une forte Django influence, un rythme dancefloor jubilatoire (on aimerait parfois un peu moins de beatbox dance-like) et un montage electro souvent au crescendo majestueux (voir le clip de Jolie Coquine très réussi !) font de ce trio un souvenir impérissable.









Et quand on les voit sur scène (une bonne dizaine de musiciens !), on a envie que d'une chose : les saluer avec une reconnaissance immense car c'est indéniable - ils ont du talent !

CARAVAN PALACE "Brotherswing"







C.






12/26/2008

Mutafukaz- T. 0

Publié par E. |



C. avait récemment abordé le sujet, mais il m’a paru opportun d’y revenir. Chacun s’accordera à dire que Mutafukaz est une bande dessinée unique sur le marché. Si l’on attend toujours avec autant d’impatience le tome 3, la surprise était entière en voyant débarquer ce dernier Tome 0.

Run n’ayant que trop de succès n’a pas pu poursuivre l’écriture de Mutafukaz et a choisi de confier la réalisation de ce tome 0 à Bicargo, sauf quelques planches.
Le résultat est des plus mitigés.
D’abord, ce Bicargo a un style graphique assez particulier inspiré des comic-books des années 50-60 : pauvre en détail et pas convaincant. Heureusement, quelques bonnes scènes d’actions sont dessinées par Run pour notre plus grand plaisir !
Ce tome 0 comprend également 19 pages en 3D. Si on imagine bien le travail que cela peut demander, on pourrait aussi aisément conseiller de ne plus réitérer cet effort vain. Oui, une ou deux vignettes sont réussies mais quant au reste, c’est plus un mal de tête que de la 3D que vous trouverez… Plus qu’inutile, ces planches « 3D » déçoivent et s’ajoutent à notre agacement.
Car les dessins ne sont pas le seul point noir de ce tome. Le scénario (qui semble être de Run, si je ne m’abuse) est raté. On pourrait s’attendre à retrouver si ce n’est nos amis Angelino et Vinz, au moins l’esprit bon enfant de Mutafukaz. Malheureusement, c’est un pseudo trip hitlerien-extra-terrestre qui est mis en avant. Adieu la bonne ambiance, bonjour la guéguerre et le complot d’Etat.
Un scénario qui n’apporte rien à Mutafukaz et qui aurait même pu être édité sous un autre nom. Une préquelle qui n’en est pas une. Un travail vain, inutile et irritant pour un lecteur qui a bien l’impression d’avoir perdu 20 euros mais aussi quelques précieuses minutes de son temps et de sa divine personne.

12/21/2008

Burn after reading

Publié par E. |


Burn after reading est le dernier long métrage des frères Coen. Après No country for old men, le contraste est plaisant. Burn after reading est en fait la dernière composante de la trilogie comique des deux frères, selon Clooney. Après "O'Brother" et "Intolérable cruauté" (que je n'ai pas vu), cette dernière pitrerie est un vrai film d'abrutis et on aime!




La réalisation est plutôt bonne et invite vraiment à la détente. Mais il ne faut pas en attendre beaucoup plus. Et comme les blagues les meilleures sont les plus courtes, le film paraît relativement bref et s'arrête sans ménagement ni artifice. Ce qui, de mon point de vue, en fait une noble comédie.


Burn after reading est aussi et surtout interprétée par des acteurs bien connus (Brad Pitt, Georges Clooney, John Malcovich...) et dont le talent ne fait aucun doute. Et leurs jeux sortent un peu de ce qu'ils nous ont habitué pour notre petit plaisir. Ambiance loufoque oblige. Très sympa.
Même si le film est sans prétention (petite comédie gentillette), il reste très agréable.


Plus d'infos sur ce film

12/17/2008

La veillée des Abysses de James Thierrée

Publié par Bénédicte |



Cela se passe actuellement à Paris, au théâtre du Rond-Point (réservations complètes jusqu'au 31 décembre !), mais il va y avoir des rprésentations dans plusieurs villes de France...
James Thierrée est le fils de Victoria Chaplin et de Jean-Baptiste Thierrée, et surtout petit-fils de Charlie Chaplin. Avec cette très belle hérédité, soit il devenait fou, soit génie. Il a choisi d'être un génie et ce spectacle le prouve. Il est tout simplement magique.
Ils sont 4 jeunes sur scène. Tous plus beaux les uns que les autres. Je ne dirai rien sur le spectacle pour laisser tout l'émerveillement du spectateur.
On se laisse envoûter par la beauté, la grâce, la magie, le théâtre, mais à la fois le cirque, la danse, l'acrobatie, la musique, la mise en scène, les costumes... 1h20 de magie à l'état pur où on se laisse délicieusement dériver...
"D'une certaine façon, la métamorphose, c'est un raccourci, un passage secret d'une forme à une autre. On s'adresse au spectateur dans les souterrains de son inconscient par associations d'idées, de formes. " analyse James, auteur et acteur de cette mise en scène.

Si vous avez la chance d'être sur le parcours de cette jeune et prodigieuse troupe, foncez ! Vous ne serez pas déçus !

12/17/2008

Madeleine Proust de Lola Sémonin

Publié par Bénédicte |



Lola Sémonin était autrefois une institutrice, née à Morteau, et qui est devenue écrivaine et actrice. Elle adore son pays, la Franche-Comté. Elle joue le rôle, seule sur les planches, d'une paysanne, de 76 ans, du Haut-Doubs avec son accent, ses préoccupations journalières de "Derrière-les-Gras". La mise en scène est plus que dépouillée, mais on entend au loin les vaches... L'accent y est redoutable. Mais on s'attache à ce personnage très représentatif de son milieu. Elle se lie d'amitié avec "un gars du 9-3 qui est venu dans le 2-5 : "Du dur dans le Doubs".
Lola incarne un personnage décalé, en retrait, qui découvre un autre monde grâce à Kamel. On peut trouver quelques répliques gentilles, voire même ridicules, mais dans l'ensemble, c'est plutôt sympa. Très simple, comme la veut la tradition paysanne, mais vrai. "Moi, je trouve que les piercings, ça leur va bien aux jeunes. Mais quand t'as vu toute ta vie mettre des anneaux dans le nez des veaux, ça n'fait pas envie !"
Voilà un gentil spectacle, mais dans le fond très philosophique, qui se joue, pour le moment à Paris, mais qui va faire le tour de France en 2009-2010.

A aller voir si on a la nostalgie du pays ou tout simplement si on aime le Jura !

12/15/2008

IZO

Publié par C. |



L’entrée en matière plante le décors : une crucifixion puis un plan séquentiel stroboscopique d’archives de la 2nde Guerre Mondiale. Digne d’un Dead or Alive, premier opus. On se sent bien chez Miike.

Ce super grand réalisateur atypique et stakhanoviste nous livre ici une œuvre plutôt intimiste puisqu’il lui tenait à cœur de réaliser un film de sabre (ai appris d’ailleurs qu’il avait été désigné initialement pour la direction de Zatoichi…).

Au XIX°, Izo Okada est capturé par le Shogun et fait crucifié (on retrouve notre très cher Terajima en bourreau à la lance pointue !). Son âme torturée et bourrée de haine malsaine refusera la mort et amènera l’assassin vengeur à errer dans un espace temps sans limite afin de venir à bout de tout être mouvant.


On se retrouve donc vite projeté dans une sorte de road-moovie à travers les âges de notre Izo perdu, démoniaque qui ne se lassera jamais de se faire tuer sans mourrir maintes et maintes fois pour toujours sabrer à mort les pauvres gens qui tentent de le stopper.

Le scénario reste assez inconsistant et le spectateur en vient à se lasser rapidement : Izo piétine sans fin et sans logique et ses cris bestiaux finissent réellement par saouler. Les intermèdes musicaux du grateux à la voix rauque parfois irritent mais restent dans un schéma original et l’art du sabre est loin d'être convaincant (on aurait aimé des choregraphies plus poussées et surtout plus variées).

Sur le fond, le parallélisme violence humaine dégénérative et cyclique avec la 2nde guerre mondiale (et d’autres poussent plus loin en parlant de Bush en Irak) est bien exploité avec de beaux plans montage. Cette incapacité à abréger ses souffrances, cette obligation sans sens à tuer femmes et enfants, à violer La mère et à gémir constamment, traduit clairement le malaise profond qu’a voulu Miike. On reconnaît son Art et pour ça, c’est un film digne d’être vu et critiqué.


A noter que Kitano y tient un rôle – secondaire certes mais la rencontre sur le plateau de ces 2 grands génies du cinema nippon a dû être quelque chose ! En espérant qu’un jour une belle édition Zone 2 (n’est dispo seulement qu’en zone 1) nous parvienne avec de bon gros bonus à la pelle !





C.




12/14/2008

MUTAFUKAZ

Publié par C. |






























Angelino et Vinz habitent Dark Meat City, une bourgade aux quartiers calientes inspirés de ceux de LA. Ces 2 personnages principaux sont directement nés de photos de L’Est Républicain (le créateur Run – alias Guillaume Renard - paraît puisé ses sources dans ses origines nancéennes !) sur Halloween : Angelino étant initialement une citrouille bien ronde et Vinz à la tête de squelette (enflammée pour hommage au Ghost Rider des Marvel).


Run - à défaut de n'avoir pu convaincre sa boite de multimédia à l’époque (TeaChman) - n’a pu sortir que récemment ses 1ers tomes (tout était prêt depuis 2003). A également réalisé un court-métrage (disponible ci-dessous) qui a remporté qqs prix et qui a participé à une renommée de plus en plus étendue.


video


Run travaille également pour le collectif Semper-Fi (Semper Fidelis – en latin « Toujours fidèle » - devise des Marines US !) sur des projets variés comme le Toy Design, illustration T-Shirts, etc (avec Rolito, Dany Boy, Yan et Chick).




La 4ème de couverture des deux premiers opus ne vous laisse pas indifférents : on note un style léché, particulièrement soigné mélangeant subtilement un style comics et manga. Très belles éditions Ankama (sont également à l’origine du RPG Wakfu) : papier glacé, construction chapitrée, jolies fresques avec des explications initiatiques au début et complémentaires à la fin, le tout assaisonné de planches uniques signées. On s’en tire pour 15 € et c’est peu cher payé pour ces qqs centaines de pages généreuses.


On sent une influence du HH et du continent japonais (on reconnaît même – très furtivement - notre bon vieux Kitano en Yakuza hargneux !). Une fan-attitude également du catch US, des chicanos tatoués et des marvels avec des super-heros aux super-pouvoirs sous fond SF à la thématique des Envahisseurs (sans oublier nos amis les cafards). C’est rapide, fluide, sanglant et détonnant. Le style graphique peut évoluer d’un chapitre à l’autre : on se retrouve tantôt confronté à un artifice de couleurs tantôt au noir et blanc (et rouge quand ça saigne !).



Les personnages sont attachants, Dark Meat City traîne sa dimension de mystères aux quartiers multiples et tortueux et les personnages secondaires (on pense surtout à Willy !) nous enchantent : on adhère sur tous les plans ! Une BD sans nul doute culte à posséder pour tout amateur du 9ème art !




Le 3ème volet intitulé Tome 0 vient de sortir – pour faire patienter les fans et les garder en rut jusqu’au Tome 3… Noir et blanc, plus massif et avec des lunettes 3D. L’innovation a un prix puisqu’il sera mis en kiosque à 20€.


















Editions Ankama : à surveiller. Petit aperçu de leur bébé Wakfu pour donner idée de la cohérence globale de cette maison, aux a priori somme toute sympathiques.



WAKFU Webisode 2
envoyé par nathanlyoko

C.

Allez sur le site pour des images et autres surprises :
http://www.mutafukaz.com/

12/13/2008

Hostel

Publié par E. |



Hostel est supposé être un film violent et gore. D'accord il y a des scènes de tortures non coupées mais l'ambiance générale du film fait qu'on a plutôt envie d'en rire. C'est très bizarre. Un peu comme lorsqu'on regarde un Visitor Q (ou le grand salvateur, comme dirait l'autre). D'un côté il y a la violence, de l'autre l'envie de rire.


Ce n'est évidemment pas par hazard que je prends ce film comme référence. Hostel est un film produit par Quentin Tarantino, qui partage une certaine dimension du septième art avec son compère Takashi Miike. Et si l'on dit que cette amitié est enfin sacralisée par l'apparition de Tarantino (en tant qu'acteur) dans le dernier film du japonais intitulé Sukiyaki Western Django, ce n'est pas tout à fait exact.


Dans Hostel figuraient déjà les prémices de cette amitié dévoilée puisque l'on peut appercevoir le réalisaeur aux lunettes mouches (Miike) jouer une réplique inutile mais géniale dans ce film de 2006! N'est-ce pas là une façon d'afficher le ton?
Après cette apparition furtive, je me suis immédiatement mis à penser que ce film n'était qu'une grosse farce et qu'il fallait le prendre comme tel.


Peu importe que le scénario soit tout pourri (il l'est), car c'est mieux une parodie qu'un véritable film de genre qui est produit. Plus justement, c'est du grotesque de genre. Du genre poussé à son paroxisme oubliant le fond de l'histoire (il n'y en a pas ici).
Hostel est plus un délire qu'autre chose, à prendre au millième degré à mon avis (je pense que ceux qui ne l'ont pas compris comme ça se trompent). Mais je préfère quand même que ce genre de film naisse de l'autre côté du monde qui a l'expérience et les hommes pour faire du très grand loufoque...
On garde au final une impression très moyenne même si cela nous a fait doucement rire...

12/11/2008

Quantum Of Solace

Publié par E. |


Oui, j'aime bien James Bond, ses multiples gadgets, ses belles voitures et ses "girls". Mais non, je n'ai pas aimé ce dernier épisode qui s'essouffle dès les premières minutes.
L'histoire est sans surprise ni rebondissement. James Bond court après un méchant... qu'il finira par rattraper (oups, je vous ai dit la fin!).

La réalisation est particulièrement mauvaise. Les cascades, parlons-en, sont très mal montée. Une succession de plans trop intense qui enlève toute saveur à notre plaisir rendant parfois illisible l'action en cours.



La thématique du film, vous la trouvez également dans les cascades. On ne va pas reprocher à ce type de film de ne tourner qu'autour de cascades bidonnées (quoique...), certes. Mais il manque ici quand même de la chair après l'os.

Le film se résume à des cascades sur tous les supports et véhicules: voitures, avions, bateaux, pédestre (on n'oublie pas les pieds).... Que ce soit sur l'eau ou dans un désert... Tel est le but (qui donne l'impression d'être le seul) du long-métrage.
Ce dernier James Bond signe donc un raté de plus parmi les films d'actions. Un Quantum Of Solace sans le cachet de James Bond. Au final, il ne reste rien.



Plus d'infos sur ce film

12/10/2008

Blessures nocturnes T. 01

Publié par E. |


Blessures nocturnes raconte la débacle de la drogue et la délinquance chez les jeunes. Inspiré d'histoires vraies, le scénario tente de percer à jour la détresse de ces marginaux qui vivent la nuit et n'ont pas leur place dans la société... Le personnage principal est un enseignant démissionnaire qui, suite à une mauvaise expérience, décide de se consacrer à ces jeunes âmes errantes. Cet enseignant est aussi co-auteur du manga, semble-t-il.

L'idée d'aborder des sujets actuels et inquiets sur le sort de l'Homme en société pourrait être intéressante si l'on ne tirait pas sur la corde des sentiments.


Ici, malheureusement, c'est l'option choisie. Non seulement cela agace mais en plus cela nous laisse de marbre. Totalement indifférent. Le suspens est absent et les personnages manquent de relief... Un manga totalement épisodique.


Quant aux dessins, ils sont médiocres. Aucun détail. Un travail fénéant qui se contente du minimum.


S'il y une blessure nocturne, c'est celle qui me reste du temps perdu à l'avoir lu hier soir...



12/09/2008

Papa est en haut - Gad Elmaleh

Publié par E. |

Le dernier spectacle de Gad Elmaleh, Papa est en haut, méritait un petit billet même s'il n'entre dans aucune catégorie (on le mettra dans le "cinéma" même si certains se demanderont s'il s'agit d'une farce). En tous cas, Gad Elmaleh nous le fait très bien, son cinéma.

Jouant plutôt d'un humour délicat qui ne dépasse jamais les bornes (on pourrait d'ailleurs lui reprocher cette prise de risque minimale...), il nous livre un spectacle plus que sympathique! Personnellement, j'aime quand l'artiste n'en fait pas "trop" alors avec lui, je suis servi à ma juste mesure. Juste de quoi faire sourire, voire plus quand affinités s'il y a (et il y a).

On sent qu'il a pris un peu de bouteille et d'assurance. De la maturité aussi. Sans doute due à sa paternité dont il se s'inspire durant toute la pièce. Le show tourne autour de l'enfant et du père de façon parfaitement dosée sans que l'on s'ennuie un instant.

Gad Elmaleh nous offre même quelques instants de freestyle tout à fait irrésistibles! Une spontanéité que l'on n'a pas toujours avec les one man show...



Si vous aimez rire, n'hésitez pas à regarder son DVD...

12/08/2008

VERY ODD FRENCH ARMY TRAINING ANIMATION

Publié par E. |

VERY ODD FRENCH ARMY TRAINING ANIMATION :



12/08/2008

A very British Gangster

Publié par E. |

Suite à la petite Ninja News de Comarin, j'ai finalement opté pour A very British Gangster, un film-documentaire impréssionnant, tourné en plein coeur de la mafia de Manchester, la famille Noonan.

C'est le parrain de cette famille, Dominic Noonan, qui est le sujet principal de ce long-métrage bourré de surprises. Un personnage controversé qui s'ouvre devant la caméra sans tabou (ou presque, du moins lorsqu'il oublie la caméra...).


Dominique Noonan a vécu 22 ans en prison. Il a 38 ans. Les chiffres parlent d'eux mêmes... Père de deux enfants issus de deux mères différentes, il décide d'afficher son homosexualité sans complexe tout en vivant pleinement son rôle de chef de clan. On imagine l'autorité qu'il a dû exercer pour se faire respecter plus que quiconque dans un tel milieu...

Un personnage charismatique qui mène sa vie comme il l'entend et son clan avec. Un personnage que l'on sait violent même s'il ne le montre pas (il le dit et le sous-entend à plusieurs reprises...). Un criminel, un chef de famille, un chef de clan, un braqueur, un kidnappeur et j'en passe. Mais aussi un médiateur, un homme dont la présence rassure dans les bas-quartiers de Manchester... Un homme que l'on appelle à l'aide pour régler les problèmes. Un homme à la force dissuasive imposante pour tout citoyen.




Dominique Noonan est aussi un homme croyant. Il va prier chaque semaine pour se faire pardonner des crimes qu'il commet, ce qui lui permet de recommencer la semaine suivante, dit-il! Oui, la religion peut être dangereuse!

Inutile de vous raconter toute sa vie car le film le fait très bien. Une idée inédite qui a mis trois ans au réalisateur à se concrétiser (le temps d'intégrer le corpus de la très puissante mafia). La réalisation cultive l'ambiguïté du personnage et du clan. Entre réalité et fiction, comme les membres du gang qui vivent leur propre film (le cinéma a beaucoup d'influence sur leurs références et modes de vie), on ne sait jamais sur quel pied danser.

On se croirait dans un épisode des Soprano devant toutes ces similitudes (Dominique a vraiment la même dégaine que Tony Soprano, c'est bluffant!)


A voir d'urgence !







12/07/2008

Agathe Cléry

Publié par Bénédicte |

C'est une comédie, assez sympa, qui voudrait avoir un air de comédie musicale, sans en être vraiment une. Et c'est un peu dommage. On aimerait avoir davantage de passages dansés et chantés. C'est super chouette car ils sont très nombreux à danser.
Et Valérie Lemercier est tout à fait exceptionnelle ! Elle danse remarquablement bien, de façon étonnante. Elle est sublime ! Elle imite à la perfection Mickael Jackson !Il faut dire que j'adore les danseurs. Dans le film, il y a 393 danseurs : mélange de "gens normaux" et de danseurs professionnels. Je ne parle pas du thème du film, qui est principalement centré sur le racisme. Blanc-noir. Sujet "bateau" par excellence, mais traité ici avec humour.
C'est gentil. Et ça finit bien...Bref, si vous voulez vous détendre aller voir ce film. Vous en sortirez toutà fait bien. Mais ne cherchez rien d'intellectuel, sinon, vous seriez déçu ! En conclusion, Valérie est très belle en black ! Beaucoup plus classe qu'en blanche ! Le tournage du film a duré 21 semaines et il a coûté 21 millions d'euros(c'est fou !) !!!
Bénédicte


Plus d'infos sur ce film

12/06/2008

No Comment

Publié par E. |

No Comment est une BD expérimentale, c'est le moins que l'on puisse dire. Comme le laisse entendre son intitulé, il n'y est fait aucun commentaire. Aucune bulle dans une BD. Fallait le faire.
Construite de petites histoires démonstratives de notre condition sur Terre, la mise en scène est assez réussie. "Assez" car le lecteur a quand même parfois du mal à comprendre où l'auteur a voulu l'emmener... Mais la plupart du temps, ce jeu de devinette ne dure pas et les réponses viennent au fur et à mesure de ces rébus sophistiqués...
Le mot de l'éditeur résume assez bien ce que l'on peut y "lire" (ou voir!):
"Le quotidien d’une humanité, notre humanité, qui mène une vie pathétique dominée par ses bas instincts. Ivan Brun prend le lecteur à la gorge pour dénoncer l’apathie et la déchéance du monde contemporain.

Artiste peintre, chanteur d’un groupe de hardcore français et auteur de BD issu du milieu underground, Ivan Brun n’est pas un créateur comme les autres. No comment est une suite de courts récits au graphisme subtil et faussement naïf qui forment un panorama impitoyable de la condition humaine à l’orée du XXIe siècle. En créant une apparente empathie graphique pour ses protagonistes, Brun, sans jugement moral ni commentaire, révèle finalement leur misère structurelle et le désert affectif au sein duquel ils évoluent. Rien n’est épargné au lecteur : la pauvreté, la drogue, les rapports de domination, la violence, l’absurdité de relations sociales viciées par la réalité économique... Un véritable pavé dans la mare, pour réveiller les consciences, et dont la lecture ne laissera personne indifférent.
"
A nuancer toutefois sur cette dernière affirmation: ce n'est pas en lisant cette bd que votre vision du monde sera bouleversée. Mais si rien ne change de ce point de vue, le monde de la BD a, lui, encore avancé avec cette expérience plutôt réussie!
E.

12/05/2008

Petits meurtres entre amis (Shallow Grave)

Publié par E. |

Voilà un classique de Dany Boyle que j'ai regardé il y a peu pour la première fois (mieux vaut tard que jamais). Encore un film qui transpire l'Angleterre grisâtre aux acteurs à la fois pâlichons et à l'accent prononcé.


De conception plutôt artisanale, Petits meurtres entre amis fait vraiment penser à ces petits films à petit budget dont tout le succès ne dépend que d'une chose: la qualité des idées qu'il défend. Et on peut faire confiance à Dany Boyle qui sait y faire en cette matière!


Le scénario est forcément plaisant même s'il est fondamentalement simple. Mais efficace est sa mise en scène. Nette et sans bavure (si l'on peut dire). Les événements sont assez bien amenés et s'enchaînent parfaitement, nous emmenant peu à peu dans la folie des protagonistes. Comme si on les accompagnait. Car nous ne sommes jamais surpris de voir comme le basculement des choses est brutal, étrangement. En tant que spectateur, on arrive à nous faire croire que ce qui se passe est logique et que nous aurions fait pareil (ouais, faites gaffe les mecs)...

Quant aux acteurs, j'aimerai souligner, mis à part l'excellent Ewan McGregor (avec sa coupe de cheveux qui déchire!), le talent géniallissime de Christopher Eccleston qui joue le comptable dans le film. Car il y a du génie dans son jeu!


Ce film semble tout droit sorti d'une fable de la Fontaine ou de la combinaison de vieux adages, entre tel est pris qui croyait prendre et qui veut aller loin doit ménager sa monture... Culte, sans aucun doute.


E.

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