1/18/2009

The strange and terrible saga of hunter s. thompson

Publié par E. |



Une très bonne unauthorized biography (fear and loathing the strange and terrible saga of hunter s. thompson) écrite par Paul Perry.

Au dos cette citation "we took enough speed to keep hitler awake in the bunker for 50 days and enough acid to make him think he was in the austrian alps" qui résume parfaitement l'esprit de thompson... toujours pousser plus loin... vivre en dehors de la norme, toujours plus vite...

Perry travailla avec thompson dans les annees 80 sur le marathon d'honolulu et lui permit de sortir la tête de l'eau - il avait coulé comme un caillou et avait perdu tout crédit dans la profession...

cette bio, qui se lit comme un roman, m'a permis d'appréhender et de cerner qui etait vraiment thompson, de sa jeunesse a Louisville a son suicide a Woody Creek. Ce qui a façonne le personnage, ce qui l'a fait ce qu'il fut, une idole de la contre culture pour certain, un dangereux personnage et une menace pour d'autre...

Beaucoup d'interviews (des amis d'enfance et d'adulte, ralph steadman, ces collaborateurs et éditeurs à rolling stone), une très bonne recherche, une analyse très bien construite et sans concession, on y découvre l'homme tel qu'il fut, on y entrevoit ses peurs et ses faiblesses et surtout on en vient à comprendre le pourquoi du comment... lci pas d'encensage mais un regard critique qui ne se veut pas jugemental, la description d'une vie et des époques qu'elle a traversée.

Bref très bonne bio...et thompson bien qu'il reste pour moi un écrivain hors-norme est quelque part tombe de son pied d'estale à cette lecture... (on ne tape pas sa femme pask'on manque d'inspiration!!! on ne la traite pas comme de la merde parsk'on s'est perdu soi meme) Peut être l'avais-je oublie mais c'etait un homme comme tout le monde (enfin presque...) et pas forcément le meilleur d'entre nous...

A lire
J-BAT

1/17/2009

Johnny Depp pour une pige à Porto Rico

Publié par E. |

Attention, Ninja News spéciale: J-Bat est votre correspondant (il fallait bien un spécialiste, le Sanctuaire et son Dojo l'a trouvé)!!

Johnny Depp sera bientôt l'acteur d'une adaptation d'Hunter S. Thompson.



"L’adaptation sur grand écran du roman de Hunter S. Thompson The Rum Diary (Rhum express en vf) devrait enfin voir le jour prochainement avec finalement Johnny Depp dans la peau du personnage principal et Bruce Robinson à la direction. Robinson qu’on a pu voir en lieutenant dont Adjani est folle amoureuse dans L’Histoire d’Adèle H. de Truffaut, s’est également chargé de l’écriture du scénario. Un temps annoncées, les participations de Josh Harnett et Nick Nolte en lieu et place de Depp et de Benicio Del Toro à la réalisation n’étaient que rumeurs infondées.


Johnny Depp campera Paul Kemp, pigiste au San Juan Daily News dans un Porto Rico de débauche et de corruption, entraîné par ses collègues dans de sordides affaires.
The Rum Diary marque la deuxième participation de Depp à une adaptation au cinéma d’un roman de l’inventeur du subjectif, engagé, politique et agressif journalisme gonzo après Las Vegas Parano en 1998 que Robinson était déjà pressenti pour tourner avant de renoncer au profit de Terry Gilliam.
Le tournage devrait débuter en mars prochain et donc constituer le prochain projet de Johnny Depp avant The Lone Ranger avec George Clooney, La Main de Dante, et un probable biopic de Roger Moore. Il vient par ailleurs de tourner dans l'Alice au pays des merveilles revisité par Tim Burton. "



Ca fait bien longtemps que c'est en projet... et attendu...

Comme mentionné, initialement, il y avait d'ailleurs une sorte de debat sur l'acteur le mieux à même d'incarner notre docteur... Certains disaient que johnny depp n'ayant qu'interpreter (certes de façon magistrale) raoul duke, ne pourrait se glisser dans la peau de kemp... enfin bon on voit mal nick nolte ou bill murray prendre le rôle, bien trop vieux les cons...

Attention aux désillusions ceci dit! Il faut tout de meme se rapeller que the rum diary est l'un des tous premier roman de thompson (le deuxieme roman je pense apres prince gellyfish jamais publié), publié bien longtemps apres son écriture faute d'éditeur intéressé... Ce roman est certes semi-autobiographic (comme le fut fear and loathing in LV) et fut écrit après que thompson (seulement une 20ene de piges à l'époque et pas vraiment journaliste de calibre donc peu de reconnaissance et borné à écrire dans un style plus traditionnel) ait passé une saison à couvrir la section sport d'un journal porto-ricain...

A l'époque le docteur bien qu'etant un alcoolik invétéré n'avait pas encore goutté aux joies du LSD et de son pouvoir hallucinogène, ou bien d'autres substances... ça, c'est venu bien apres... De ce fait, je doute qu'il yaura débauche de drogues ou bien de comportement parano et erratique... Le journalisme gonzo, créé par thompson au début des années 70 et consistant a créer l'action plutôt que de la subir, à s'immerger dans le sujet pour mieux le submerger, n'existait pas encore et son style d'écriture n'avait pas encore atteint toute la maturité qu'on lui connait...

Ceci-dit thompson reste le docteur, RIP, et on peut s'attendre a une histoire bien ficelée... Il faut juste espérer que cette adaptation soit fidèle au roman (que je n'ai certe pas lu mais qui figure dans ma to read list)... mais bon avec l'ami johnny à veiller au grain, je doute que l'histoire soit travestie et restera fidèle au livre (pas comme l'adaptation the where the buffalo roam au début des années 80... mais pour l'histoire, thompson était en dèche de tune à l'époque et avait juste vendu les droits pour 6 mois en se disant que de toute maniere rien ne serait fait... erreur, et bill murray incarna thompson).



C'était la très spAciale Ninja News de La Chauve-souris venue de Liverpool, J-Bat-ifoledansléprés!

1/16/2009

Gran Torino - Clint Eastwood

Publié par E. |

Après la relative déception de son dernier film L'échange, Clint Eastwood revient avec Gran Torino, plus en forme que jamais. A se demander comment s'y prend-t-il pour enchainer réalisation sur réalisation...

Sceptique au départ quant à la qualité de ce dernier film que je pensais fait à la va-vite, je n'ai finalement pas regretté de ne pas m'être arrêté à L'échange, loin de là.

Gran Torino est sans doute l'un de ses meilleurs longs-métrages. Le scénario est d'une simplicité déconcertante mais paradoxalement très sophistiqué dans sa mise en scène. Clint Eastwood joue un vieux vétéran de la guerre de Corée à moitié raciste qui vit seul au beau milieu d'un quartier d'immigrés, où les gangs sont nombreux.
Il décide alors de protéger sa propriété en sortant les armes... La question est: "mais que va-t-il donc se passer? "


Clint Eastwood joue à la perfection. Comme certaines boissons: il devient toujours meilleur avec l'âge. Quant au reste des acteurs, ils sont tous inconnus (me semble-t-il) et on les découvre avec plaisir.

Ce film est une aventure humaine chaleureuse qui prête à réflechir (quelques millièmes de secondes, je rassure les fainéants) sur la vieillesse.
Un film qui parvient à émouvoir par sa force brute et le naturel qu'il dégage (à l'image de C.E.).

Du très bon qui sortira en salle le 25 février prochain et qui ne passera sans doute pas inaperçu, même s'il y a des risques (oui, quand il s'agit de bons films...).



Plus d'infos sur ce film

1/12/2009

Bounen No Xamdo

Publié par Comarin |

Depuis quelques temps, le monde de l'anime me désolait un peu. Rien d'original, des séries sortaient mais sans vraiment me séduire, la qualité graphique est de plus en plus au rendez vous certes, mais les scénarios sont bateaux, les personnages souvent creux et les animes maquent cruellement de rythme. Peut-être en ai-je trop regardé, je me pensais blasé et puis il y a quelques temps j'ai découvert Bounen No X'amdo, premier émois animesque pour une série récente après des mois de morosité.


Bounen no Xamdou (亡念のザムド) est une série de 26 épisodes éditée par Sony Pictures Entertainement et réalisée par les studios Bones.


Je ne suis qu'aux premiers épisodes, mais j'ai déjà beaucoup de plaisir à découvrir cette série.

L'histoire débute sur l'île de Setan, petit havre de paix de la mer de Yudei encore à l'écart du conflit qui oppose le Gouvernement du Nord et la Zone Libre du Sud. Notre héros, le jeune Akiyuki Takehara, vit paisiblement sa vie de lycéen insouciant. Alors qu'il se rend au lycée avec ses amis Haru et Furuichi, son bus scolaire est pris dans un attentat à la bombe qui va faire basculer son existence. Lors de l'explosion, une étrange lumière accompagnée d'une atroce douleur lui traverse le bras. Il perd alors le contrôle de son corps qui se transforme en Xamdo c'est alors qu'apparaît une étrange jeune fille, Akiami, qui lui redonne forme humaine et l'emmène loin de Setan à bord du vaisseau postier Zanbani. C'est alors le commencement d'un étrange voyage où Akituki devra apprendre à maîtriser son nouveau pouvoir.


Voilà, le décor est planté. Qu'en ai-je pensé?

Le scénario d'abord, sans révolutionner le monde de l'anime, est tout à fait prenant, le début entre découvre suffisamment de mystère pour vraiment donner envie d'en savoir plus. Quel est ce pouvoir? Elle veut quoi la chelou Akiami avec sa tête de Mononoke et qui se promène sur une aile à la Nausicaa? C'est quoi ce conflit ? etc... Un scénario sympa donc et servi par une réalisation très agréable. Le rythme est vraiment bien dosé, entre scènes d'action pure et moment plus calme. On ne s'ennuie pas et en même temps, le réalisateur laisse des moments plus posée pour nous laisser respirer, mettre en place le scénario et creuser les personnages. Qu'en est-il des personnages d'ailleurs? Akiyuki, est un héros typique de shonen, un charmant petit lycéen au grand coeur qui se fait embarquer contre sa volonté dans une aventure fantastique. Les personnages secondaires sont nombreux et souvent attachants, un vrai plaisir de ce coté là. Le karadesign proche d'Eureka 7 (pour ceux qui auraient vu cet anime) est tout à fait soigné. La musique englobe bien l'ensemble et je donne une mention spéciale à la bande son du générique de début qui file vraiment la pêche. Les Studios Bones offrent une fois encore une qualité de "presque-film" vraiment agréable.

La force de cet série réside, à mon humble avis, dans l'univers foisonnant dans lequel elle se déroule. Les amateurs de RPG ou de Last Exile ne seront pas dessus, le monde que l'on découvre grâce au voyage d'Akiyuki nous permet de rencontrer d'étranges créatures et des machineries intrigantes, un régale. Les plus Otakus d'entre nous verrons de nombreuses influences dans cette oeuvre, de Nausicaa et Princesse Mononoke en passant par Last Exile et CowBoy Bebop.


La première diffusion a eu lieu mi juillet dernier au Japon à destination des PS3 et PSP (Production Sony Oblige) et a été réalisée pour l'occasion en Haute Définition. Non disponible en France pour le moment elle est disponible chez toute les bonnes team de Fansub, je vous conseille personnellement la version de requiem-anime, team de qualité.



Un anime superbement réalisé qui donne vraiment la pêche. Une œuvre éfficace parfaitement maitrisée pour les otakus invétérés comme pour les novices de l'anime.

Comarin









1/09/2009

Etre un caillou de Jeanne Moulin

Publié par Bénédicte |


“Etre un caillou” de Jeanne Moulin

Si vous êtes triste, déprimée et que vous trouvez que votre vie est dure, qu’elle n’a aucun sens, alors, lisez ce livre.
C’est un récit autobiographique d’une rare intensité. Il n’est pas gai. Vous n’allez pas rire, mais vous n’allez pas pleurer non plus. Et surtout vous ne pleurerez plus jamais sur vous-même. Vous auriez trop honte car de toute manière, quelles que soient les conditions de votre vie, elles ne peuvent pas être pires que celles de la vie de Jeanne. Le titre est terrible est donne la dimension du livre.
Je ne raconterai rien de l’histoire de cette vie, mais je peux vous dire que c’est bien écrit et qu’à travers les lignes, on sent toute la souffrance humaine de l’auteur.
Cela confirme mon hypothèse : quand on souffre, on arrive à écrire. C’est une renaissance qu’autorise l’écriture. Et cela relève souvent d’un geste vital. Soit c’est l’écriture, soit c’est un suicide moral ou même physique...
Après cette sorte de thérapie, la personne est née.
Cela explique aussi que Jeanne soit devenue psychologue clinicienne. Qui mieux qu’elle peut écouter la souffrance des autres ? Elle le peut car elle s’est sauvée toute seule. Elle est plus forte que nous, et pour la vie.
Je ne veux pas dire qu’il faut forcément souffrir pour “être”. Pas du tout. Mais la souffrance et surtout la gestion de cette douleur apporte une certaine sagesse, une certaine philosophie qui permet de vivre pleinement.
Je terminerai en disant que pour moi, la personne la plus importante dans une vie est la mère. Elle reste, qu’on le veuille ou non, le référent. D’une façon consciente et inconsciente. La mère, elle-seule, est toute-puissante sur son enfant et en abuse largement, soit de façon positive ou soit de façon négative et désastreuse. Et cela dure toute la vie. Toute sa vie, même au-delà de la mort de la mère... C’est elle qui donne le vie et en même temps la mort...
C’est beau, c’est magique et c’est aussi inquiétant...
Bref, j’ai beaucoup aimé ce livre et le recommande ne serait-ce que pour “voir” une âme se reconstruire...

1/06/2009

Bons baisers de Bruges

Publié par E. |

Bons baisers de Bruges est un de ces films qui créent la surprise et interpellent dès les premières images. Un film de caractère. Une identité particulièrement marquée, une griffe signée de la main de Martin McDonagh, autant dire d'un inconnu.

Bons baisers de Bruges relate la fuite de deux tueurs à gages vers une terre d'exil qu'ils n'ont pas choisie: Bruges, forcément. Sur fond de carte postale rustique et chaleureuse, c'est une comédie qui se dessine et prend forme sous vos yeux... et sur les pavés de la vieille ville.

Le scénario est parfaitement maîtrisé et ne contient aucune (j'insiste sur le "aucune") fausse note. Il faut parfois savoir le reconnaître, c'est un véritable petit bijou dont la beauté s'exprime non seulement dans la rareté de l'objet mais aussi dans ses arêtes subtilement polies et taillées par la main de l'homme. Pas de grandiose coup de théâtre, non plus d'effet spécial à vous dilater les pupilles. Un scénario simple, droit, abouti.


Abouti comme la mise en scène qui nous imprègne d'une atmosphère indescriptible, dans la brume nocturne de Bruges. Humide, froid mais chaud à la foid, intemporel, suspendu. Et bien sûr, drôle. Un humour toujours présent. Rarement dans les dialogues, souvent dans les gestes, toujours dans les situations. Fin, très fin.

Le tout est livré dans un petit écrin qui en surprendra plus d'un : Colin Farrell. Cette tête d'oeuf pointé de beauté à la Cindy Crawford (ou presque) et abonné aux films à gros budget (vous remarquerez que j'ai évité de dire "Blockbuster" car j'ose espérer que SWAT n'en est pas un...). Ici, un Colin Farrell tout en simplicité qui joue de ses expressions faciales - de ses yeux notamment - au service de la comédie. Un Colin Farrell qui joue la leçon du comique de situation: MAGISTRALE. Soulignons également son acolyte Brendan Gleeson qui est un formidable partenaire et porte sur lui les traits qu'il faut sans qu'il soit nécessaire d'en dévoiler davantage...

Ce film est une véritable révélation, que ce soit au niveau du scénario, au niveau de la réalisation ou au niveau des acteurs. On y découvre un nouveau cinéma. Pourquoi pas un Chaplin des temps modernes. En deux mots: Châpeau bas!

Plus d'infos sur ce film

1/05/2009

Durian Durian

Publié par C. |


Durian Durian, film de Fruit Chan (récemment remarqué par son dernier film Nouvelle Cuisine) sorti en 2000 après la trilogie sur la rétrocession de HK à la Chine. S'inscrit dans sa trilogie sur le thème de la prostitution (avec les longs métrages Hollywood HK et Public Toilet).

A l'issu du tournage de Little Cheung, FC et son équipe ont été marqués par les filles à HK - un monde curieux, grouillant et naturellement intrinsèque à la ville.


On assiste donc dans la première partie du film à la vie à Hong-Kong de Yan, jeune chinoise venue s'installer sur l'ex-colonie britannique. Compte tenu de son visa de 3 mois, elle se tient de vouloir gagner un maximum d'argent en un minimum de temps. Elle choisit une activité courante et plutôt rentable : la prostitution.


On pourrait caractériser ce chapitre de docu-réalité - caméra au point - tant l'effet est bien réalisé. On sent qu'un long travail d'immersion de FC a été réalisé au sein même de cette organisation dirigée par la mafia. C'est une activité développée voire tolérée par les moeurs locales tant ça paraît naturel de trouver des filles de la campagne de Chine perdre leur identité (belle allégorie avec le pelage de peau après tant de douches - systématiques avec chaque patron), trimer des heures sans repos pour enchaîner jusqu'à trente clients par jour. Le pire de ce documentaire objectif est que ce métier ne paraît pas si ingrat. Les filles ne sont intéressées que par un maximum de rentrées et leurs pauses dans les salons de thé (endroits typiques a priori dédiés à l'Organisation) entre 2 rdvs paraissent assez détendus. La caméra les déshumanise tout comme le fait leur métier.


Yan rencontre une jeune fille qui vit avec sa mère à HK, fascinée par les mystères de la rue puisqu'elle y passe la plupart de son temps à frotter la vaisselle.Un parallélisme de dessein y est suggéré car finalement cette famille chinoise trime dure pour pouvoir se permettre de survivre à HK tout en évitant l'inévitable retour au pays (paradoxe curieux). Un niveau de vie affligeant ou encore le désenchantement du rêve hong-kongais.

La deuxième partie du film s'articule autour de ce retour au pays : Yan prend le temps de reprendre sa vie là où elle l'avait laissée et de se recontruire moralement. Mais comment se forger une nouvelle dignité après une telle expérience - inconnue et cachée de tous ses proches ?

Culturellement marquant mais la forme péche cruellement par son manque de rythme. La musique est plutôt désolante et pathétique et les tons de couleur très (trop) fades (peut-être l'édition dvd?). La 1ère partie est très réussie : on s'immisce honteusement dans la vie de Yan avec une curiosité de compassion mais aussi de voyeurisme. La 2ème partie est trop longue, et on finit par décrocher tant on ne sait plus trop où ça nous mène.

Pour la petite histoire, le Durian Durian est un fruit connu en Asie du Sud (dit le Roi des fruits) qui exècre et dégoute par son odeur pestilentielle et contient en son coeur un fruit tendre et légèrement sucré. Probable et possible allégorie de la Chine : FC voudrait-il nous inciter à penser que la campagne chinoise - même si elle dégage une aura surfacique toujours négative, pauvre et piteuse - regorge d'un esprit humain, palpable et rassurant - du moins toujours plus que la ville impersonnelle et spectrale qu'est Hong-Kong.

En quelques mots : talentueux et inégal avec une sensibilité sociale troublante.





C.

1/01/2009

Largo Winch

Publié par E. |


Largo Winch, adaptation de la célèbre bande-dessinnée, est un film d'action. Je ne l'apprendrai à personne. Or, j'ai souvent du mal avec ce genre de film que je vais quand même voir...

N'ayant pas lu les BD du même nom, je ne peux me prononcer sur mon ressenti quant au passage sur grand écran. Je ne pourrai que dire que le Largo Winch que j'ai vu est un James Bond à la française, rien de plus. Inutile d'aller plus loin sur le propos, vous savez tout le mal que j'en pense. Mais cela n'engage que moi et je m'excuse par ailleurs si j'en froisse quelques uns.

Car, oui, Largo Winch a un sacré succès au box office malgré le peu d'originalité de l'oeuvre. Peut-être cela s'explique-t-il par la curiosité de voir sa BD préférée adaptée sur écran géant. Ou sans doute est-ce dû à Tomer Sisley (l'équipe d'acteurs l'entourant est plutôt bien homogène et très satisfaisante, fallait-il le préciser) que l'on n'a guère l'habitude de voir au cinéma et qui revendique avoir exécuté toutes ses cascades lui-même.

Sur ce dernier point, un beau saut, quelques vitres traversées et de multiples prises martiales ne m'ont pas suffi à être impressionné (ouais, j'vous l'fait quand vous voulez pour un cachet égal). Le dernier duel est même des plus ridicules car totalement grotesque (cf.coup de poignard final).

Le scénario est assez téléphoné (y'a quelqu'un?!) et la réalisation très longue. On a tendance à bâiller et s'endormir.








Subscribe