
Ce recueil contient dix petits récits signés Katsuhiro Otomo et qui ont été réalisés avant que l'auteur s'attaque à son œuvre phare "Akira" (de 1977 à 1981).


Quant aux dessins, ils sont médiocres. Aucun détail. Un travail fénéant qui se contente du minimum.





RJ a eu une vie courte et intense et le peu qu'il nous a laissé est resté gravé dans l'esprit de chacun de ceux qui l'ont écouté. La matière première du manga ne manque donc pas d'intérêt (je vous invite à lire sa bio en lien supra).
Quant au manga lui-même, il joue sur toute l'ambiguïté qui entourait (et entoure) le personnage. Il s'invente un RJ dans un scénario parfois très surprenant. Entre le surnaturel et le factuel, on ne sait jamais sur quel pied danser. On imagine alors ce qu'aurait pu être RJ(ou ce ce qu'il a pu vivre), comme s'accordent à dire les spécialiste en postface.
Quant aux dessins, ils sont particulièrement bien chinés. Très agréables. Coups de crayons naturels qui ne laissent pas sa place à l'informatique, ce à notre plus grand plaisir. Beaucoup de talent.
Encore une oeuvre biographique, allez-vous dire, mais sa maîtrise est tellement grande que même les connaisseurs de RJ seront surpris par ce style si particulier, cette âme diabolique qui s'y dégage... A lire, plutôt deux fois qu'une.
E.










E.

Adulé par l'hexagone, Jirô Taniguchi est de ces rares auteurs à qui l'on doit l'expansion du Manga en France (premier consommateur de mangas dans le monde derrière le Japon, faut-il le rappeler). Véritable pionnier, et pourtant boudé par ses compatriotes, c'est avec Quartier lointain qu'il marqua définitivement les esprits... et le jury d'Angoulême (prix du meilleur scénario). Quelles sont donc les raisons de ce succès? Quelle est l'histoire de cet homme? Eléments de réponses en images:



Il aurait pu s'agir d'un croisement entre un cumulus et un stratus, ou d'une nouvelle variété de plante, non cet homunculus la est un manga. Plutot intriguant comme titre de série d'autant plus quand on le superpose au nom de l'auteur : Yamamoto Hideo ! Assez tordu le personnage puisqu'il est tout de même à l'origine de Itchi l'assassin, manga très controversé pour son extrême violence et sa cruauté. Dirigé au cinéma par Takashi Miike (Itchi the Killer), défrayant la chronique lors de sa sortie en salles et désigné comme cultissime par un petit groupe de fanatiques lessivés du veaucer !



Rangez vos katanas, vénérables disciples du dojo, promis, je ne ferais plus d'allusion à ce passage tragique du WaltDisney qui a traumatisé votre enfance...






Team Medical Dragon annonce sans nul doute la revanche de l'excellent "Say hello to Black Jack" (à ne pas confondre avec l'oeuvre de Tezuka Ozamu) qui s'était subitement arrêté...
La relève semble donc assurée. Moins revendicatif que son aîné, Team Medical Dragon est plus léger à la lecture (Say Hello To Black Jack était beaucoup plus sombre et pesant) sans épargner pour autant le système médical japonais (on insiste toujours sur l'aspect critique). Plus optimiste également, le premier tome nous laisse impatients de découvrir la suite.
Ponctuée par des actes chirurgicaux sympatiquement mis en scène (proche de l'esprit du jeu Trauma Center), l'histoire part sur de bonnes bases et se promet un avenir radieu.
Au japon, la série affiche déjà 17 tomes au compteur et n'a pas fini de s'arrêter. Et, bonne nouvelle, c'est Glénat qui se charge d'éditer en France... Oui, Glénat c'est peu de qualité mais des prix qui s'alignent avec les plus bas (comptez 6,50€ le tome ici).
Enfin, si le scénario paraît bien parti, les dessins sont plutôt authentiques (j'aime!) et laissent le champ de vision libre (la vue du sang et des entrailles des patients n'étant pour une fois pas éludée). Chose que l'on ne retrouvera pas ailleurs.
Plaisant pour plaisant, on peut espérer que Team Medical Dragon rencontre le succès qu'il mérite en France comme ce fut le cas au Japon.
E.

La sortie du cinquième tome de Catsby (sur six prévus) a été l'évènement de la bd coréenne de ces derniers jours. Peu connu d
u grand public, le manhwa a su néanmoins faire sa (petite) place dans un marché du 9e art saturé. L'auteur de Catsby, DOHA, y est sans doute pour beaucoup avec l'immense succès de Catsby en Corée qui lui a permis de faire parler de lui à l'international.
