1/24/2009

Un enfant de l'amour de Doris Lessing

Publié par Bénédicte |


C'est avec ce livre que Doris a obtenu le Prix Nobel de littérature, en 2007. C'est une femme qui a écrit plus de 60 livres et qui n'a été récompensé qu'à 88 ans !!!
Ce livre décrit, durant tout une partie,( très longue, trop longue à mon goût) l'absurdité de la seconde guerre mondiale. C'est l'histoire d'un jeune homme anglais qui embarque pour l'Inde, en 1939, avec son régiment. Il fait une escale au Cap après une traversée excessivement difficile. Là, il se laisse aller dans les bras d'une femme mariée (à un militaire parti, lui aussi, en mission) et tombe amoureux. 3 jours.


Et ce fut là tout le mystère de sa vie. Et sa Vraie vie. le reste n'est que foutaise...
Et cela bouleversa la jeune Daphné autant que James.
C'est cette partie du livre qui est très belle, très sensuelle, : " Lentement, il retira son pantalon et sa chemise bleue, ne gardant que le caleçon de Joe, qui pendouillait à la manière d'un pagne. Il se glissa dans son lit, d'où il la regardait toujours avec le même sourire, comme si c'était une merveille..."
Je ne raconterai pas la suite de cette histoire. ce serait criminel. Mais le titre laisse facilement deviner la suite.
Dommage que la nature humaine soit aussi faible. Mais je sais que, malgré mes idéaux, entre autres de la femme, l'auteure a vu juste. très juste. et c'est en cela que ce livre est beau. Et bien sûr remarquablement écrit. Je regrette la langueur de la guerre, qui je sais, était bien réelle, hélas.
Si vous êtes un tant soit peu romantique, ou si vous avez envie de vivre 3 jours de passion, alors, lisez ce livre et laissez vous faire... Et faites l'amour et pas la guerre !
La vie est dramatiquement absurde. A nous de la rendre vivable ! Pas si facile...

1/18/2009

The strange and terrible saga of hunter s. thompson

Publié par E. |



Une très bonne unauthorized biography (fear and loathing the strange and terrible saga of hunter s. thompson) écrite par Paul Perry.

Au dos cette citation "we took enough speed to keep hitler awake in the bunker for 50 days and enough acid to make him think he was in the austrian alps" qui résume parfaitement l'esprit de thompson... toujours pousser plus loin... vivre en dehors de la norme, toujours plus vite...

Perry travailla avec thompson dans les annees 80 sur le marathon d'honolulu et lui permit de sortir la tête de l'eau - il avait coulé comme un caillou et avait perdu tout crédit dans la profession...

cette bio, qui se lit comme un roman, m'a permis d'appréhender et de cerner qui etait vraiment thompson, de sa jeunesse a Louisville a son suicide a Woody Creek. Ce qui a façonne le personnage, ce qui l'a fait ce qu'il fut, une idole de la contre culture pour certain, un dangereux personnage et une menace pour d'autre...

Beaucoup d'interviews (des amis d'enfance et d'adulte, ralph steadman, ces collaborateurs et éditeurs à rolling stone), une très bonne recherche, une analyse très bien construite et sans concession, on y découvre l'homme tel qu'il fut, on y entrevoit ses peurs et ses faiblesses et surtout on en vient à comprendre le pourquoi du comment... lci pas d'encensage mais un regard critique qui ne se veut pas jugemental, la description d'une vie et des époques qu'elle a traversée.

Bref très bonne bio...et thompson bien qu'il reste pour moi un écrivain hors-norme est quelque part tombe de son pied d'estale à cette lecture... (on ne tape pas sa femme pask'on manque d'inspiration!!! on ne la traite pas comme de la merde parsk'on s'est perdu soi meme) Peut être l'avais-je oublie mais c'etait un homme comme tout le monde (enfin presque...) et pas forcément le meilleur d'entre nous...

A lire
J-BAT

1/09/2009

Etre un caillou de Jeanne Moulin

Publié par Bénédicte |


“Etre un caillou” de Jeanne Moulin

Si vous êtes triste, déprimée et que vous trouvez que votre vie est dure, qu’elle n’a aucun sens, alors, lisez ce livre.
C’est un récit autobiographique d’une rare intensité. Il n’est pas gai. Vous n’allez pas rire, mais vous n’allez pas pleurer non plus. Et surtout vous ne pleurerez plus jamais sur vous-même. Vous auriez trop honte car de toute manière, quelles que soient les conditions de votre vie, elles ne peuvent pas être pires que celles de la vie de Jeanne. Le titre est terrible est donne la dimension du livre.
Je ne raconterai rien de l’histoire de cette vie, mais je peux vous dire que c’est bien écrit et qu’à travers les lignes, on sent toute la souffrance humaine de l’auteur.
Cela confirme mon hypothèse : quand on souffre, on arrive à écrire. C’est une renaissance qu’autorise l’écriture. Et cela relève souvent d’un geste vital. Soit c’est l’écriture, soit c’est un suicide moral ou même physique...
Après cette sorte de thérapie, la personne est née.
Cela explique aussi que Jeanne soit devenue psychologue clinicienne. Qui mieux qu’elle peut écouter la souffrance des autres ? Elle le peut car elle s’est sauvée toute seule. Elle est plus forte que nous, et pour la vie.
Je ne veux pas dire qu’il faut forcément souffrir pour “être”. Pas du tout. Mais la souffrance et surtout la gestion de cette douleur apporte une certaine sagesse, une certaine philosophie qui permet de vivre pleinement.
Je terminerai en disant que pour moi, la personne la plus importante dans une vie est la mère. Elle reste, qu’on le veuille ou non, le référent. D’une façon consciente et inconsciente. La mère, elle-seule, est toute-puissante sur son enfant et en abuse largement, soit de façon positive ou soit de façon négative et désastreuse. Et cela dure toute la vie. Toute sa vie, même au-delà de la mort de la mère... C’est elle qui donne le vie et en même temps la mort...
C’est beau, c’est magique et c’est aussi inquiétant...
Bref, j’ai beaucoup aimé ce livre et le recommande ne serait-ce que pour “voir” une âme se reconstruire...

11/18/2008

La valse lente des tortues de Katherine Pancol

Publié par Bénédicte |


On reprend la saga familiale "des yeux jaunes des crocodiles".
On n'est pas obligé d'avoir lu "les crocodiles" pour lire ce livre. En effet, l'auteur reprend, durant les 100 premières pages, les traits et les faits les plus importants de chaque acteur. Pour celui qui l'a lu, c'est même un peu pénible...
Cette suite est totalement différente donnant un certain esprit "policier" qui n'existait pas auparavant. Je regrette cette sorte de déviance, comme si, c'était indispensable, pour retenir en haleine le lecteur, qu'il y ait une trame dramatique. Cela ne ressemblait nullement à notre Joséphine ! C'était au départ une saga familiale, pourquoi avoir introduit cette autre dimension ? Bien sûr, l'affaire est rondement menée et non dépourvue d'intérêt.
En conclusion, si on aime les intrigues policières, on peut apprécier ce livre tout en sachant que ce n'est pas un policier. Pour ma part, j'ai été quelque peu déçue par cette suite qui me semble plus commerciale qu'autre chose... Dommage, car cette Joséphine, on l'aimait bien !

10/18/2008

Le Montespan

Publié par E. |


Le dernier roman de Jean Teulé, prix Maison de la Presse 2008 est un livre qui divise. Adulé par les uns et honteusement montré du doigt par les autres, il ne laisse en tous cas pas indifférent.
On connaissait La Montespan, celle qui fit partie de l'Histoire en tant que favorite du Roi Soleil. On en savait moins sur Le Montespan, demeuré néanmoins le plus célébre cocu de France à cette époque...

L'auteur s'intéresse plus à l'histoire dans l'Histoire, s'attachant à décrire ce qu'aurait pu être la vie de ce personnage, connu malgré tout pour ses frasques et son entêtement face à l'homme le plus puissant du monde au XVIIème siècle: Louis XIV.

L'histoire est contée dans un style souvent très familier, avec l'emploi de moultes expressions burlesques censées rappeler l'argo usité en ces temps anciens. Mais surtout nous faire rire par le poids de mots choisis avec grand soin.

On apprécie les nombreuses trouvailles sorties tout droit de l'imagination de J. Teulé ou de ses sources documentaires d'apparence bien fournies. On vit l'instant avec plaisir, plongé dans un environnement inconnu, à la découverte d'une époque et de moeurs oubliés. L'imagination débordante de l'écrivain se fond totalement à l'aspect Historique de façon à ne pas gêner la lecture. Impossible de démêler le vrai du faux et c'est agréable.

Le rythme est soutenu et l'on voit du pays. Du bal bourgeois à la prison en passant - dans le désordre - par les bordels de Paris, le jardin de Versailles et ses quartiers royaux, le libertinage sans borne, le théâtre de Racine ou celui de Molière, les guerres d'infortune et la rue Taranne...
On est ainsi propulsé, un chapitre après l'autre, d'un bond dans le temps voyageant de paysages en paysages et suivant à grande allure la vie du Marquis de Montespan. Difficile de stopper sa lecture tant la progression invite à dévorer ce récit!


Mais force est de constater que notre Montespan ne fait pas l'unanimité, victime de la loi du tout ou rien. Je ne peux d'ailleurs résister à l'envie de vous livrer la critique d'un internaute détracteur et plutôt détraqué:

"Au départ, une bonne idée : écrire sur le plus célèbre et le plus touchant cocu de l'Histoire de France, le mari de Mme de Montespan. Pourquoi pas, également, faire dans le genre biographie romancée, sur le ton de l'humour. Mais à l'arrivée, quelle déception ! Faire de la vulgarisation, pour Jean Teulé, ça veut dire faire dans le vulgaire, en n'écrivant rien d'autre qu'une grosse farce, en style familier, ce qui sonne franchement faux quand évoque l'aristocratie du XVIIème siècle. On se croit plus souvent dans une cour de récré qu'à la cour du roi. Tout est lourdingue, même dans la façon qu'à Jean Teulé de montrer qu'il s'est constitué des fiches documentaires (sur ce qu'il n'a pas inventé) avant d'écrire son livre. Les scènes d'amour sont dignes de blagues de potaches, et l'insistance de l'auteur à faire régulièrement dans le scato - profitant de ce que l'on avait pas à l'époque la même conception de l'hygiène qu'aujourd'hui - est assez consternante. Bref, du popu pour parler de cocu. Et dans toute farce, il y a un dindon. Ici, c'est le lecteur. "


Voilà qui est dit! Vous serez prévenu... Mais sachez-le, ici, on a aimé se farcir Le Montespan! Car s'il y a un dindon dans l'Histoire, c'est bien lui (mais l'histoire apprendra que sa femme porte mieux la farce.... Il faut bien une morale dans tout ça!).


E.

10/07/2008

"La salamandre" de Jean-Christophe Rufin

Publié par Bénédicte |




C'est l'histoire bouleversante d'une femme de 46 ans qui quitte Paris et son boulot, pour s'installer au Brésil où elle croit rencontrer l'amour, dans les favelas. L'auteur nous narre remarquablement l'ambiance qui peut y régner ainsi que les rapports entre les hommes, les riches, les pauvres, le Nord, le Sud, les hommes et Catherine... Et surtout les rapports de Catherine avec un homme des favelas, qu'elle aime, à la folie. On verra à travers le livre jusqu'où l'amour la mènera et jusqu'où ira son don de soi.


Très bien écrit, ce livre nous dévoile certaines faces du Brésil, dures et tendres en même temps.


A lire ! Après, on relativise !


Bénédicte

10/07/2008

"Entre les murs"

Publié par Bénédicte |


"Entre les murs" livre de François Bégaudeau qui a obtenu le prix France Culture en 2006. Il faut croire que décrire la pauvreté à l'école plaît !
Il ya déjà quelques temps que j'ai lu ce livre, sans jamais être arrivée au bout.
Etant moi-même enseignante, je supporte très mal ce livre qui n'est pas écrit en français ! Je trouve ça insupportable.

Ce livre montre à quel point l'école française est malade. Les élèves, en fin de collège, ne parlent pas français. Donc, forcément, ils ne l'écrivent pas non plus ! Mais je pense qu'il est vraiment dommage de montrer un tel niveau qui ne reflète nullement le niveau national français, ni l'ambiance des collèges français. Ce livre dévoile un cas particulier, et en aucun cas, une généralité.

Je ne comprends pas comment il a obtenu la plame d'or au festival de Cannes. Je vais aller voir le film, en espérant que je réussirai à rester jusqu'à la fin.
Franchement, ne lisez pas ce livre, c'est un désastre !
Bénédicte


9/26/2008

"L'adversaire" de Emmanuel Carrère

Publié par Bénédicte |


L'auteur a écrit un livre sur cet homme qui a menti pendant 18 ans, à tous les siens, et à toute la société. Il se disait médecin à l'OMS. Mais en fait, il n'était rien et ne faisait rien. Se sentant découvert, il a préféré tuer toute sa famille, plutôt que d'avouer ses mensonges.


E. Carrère a essayé de comprendre cet homme. Non seulement, il n'y arrive pas, mais en plus, il se sent très mal d'avoir écrit sur lui. Il se sent coupable. Davantage coupable que le meurtrier.
A lire en ayant bien en tête que c'est une histoire vraie, absolument inhumaine.


Bénédicte



L'histoire a fait l'objet d'une adaptation sur grand écran pour ceux que ça intéresse...












Plus d'infos sur ce film

9/25/2008

Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine Pancol

Publié par Bénédicte |

Voilà un livre qui se lit d'une traite. Un livre qui détend, excellent après une dure journée de travail ! Pas vraiment intellectuel, mais tout de même profond et bien vu. Bref, 660 pages bien ficelées.
Cela pourrait être une histoire vraie, avec tout ce qui compose la vie : l'amour, l'amitié, les relations familiales, conjugales, extra-conjugales (le sexe, c'est quand même vital !) ; l'argent (place très importante dans notre société), la mode, le superficiel, et les questions existencielles.
Bref, un joli mélange !
Très bien écrit.
Et il parait qu'il y a une suite... Je vous en parlerai dès que je l'aurai lue.




Bénédicte

9/22/2008

L'Audience

Publié par Bénédicte |


Critique de « L’AUDIENCE »
De Jean-Marie Apostolidès
éditions Les Impressions Nouvelles
(Août 2008)



Dans ce livre, qui se veut autobiographique, l’auteur décrit toute une époque de l’Histoire française, à travers sa propre famille. Il est issu d’une famille nombreuse, catholique pratiquante. Il est lui-même très marqué par cette culture et cette croyance. Jusqu’à l’âge de 13 ans, il se destine à la religion. Il veut être prêtre. Ne réussissant pas à l’école, il pense trouver son salut dans la religion.



Le livre tourne autour d’une audience vécue auprès du Pape Pie XII. Cet événement est vécu comme un miracle, par ses parents. Quant à Jean-Marie, il attend tout de cette visite. Le Pape va très certainement lui tracer sa route.
En fait, cette audience est un prétexte à un livre très riche sur le plan historique. A travers cet événement, l’auteur retrace toute la vie provinciale de cette époque. Toute la vie de sa famille. Il n’a pas peur d’en faire un portrait, pas toujours sympathique. Mais à travers ses propos, on sent tout l’amour que l’auteur porte à ses ancêtres, à ses parents. Il a recherché les origines lointaines de sa famille et en est très fier.


Disons-le, l’auteur n’a pas peur des mots ! Mais ils sont employés avec beaucoup d’humour et de respect et toujours à bon escient.
Je ne vais pas vous révéler le secret de l’audience. Lisez-le, et vous apprendrez tout de cette époque si proche et si lointaine.

L’auteur se moque souvent de lui-même. Même s’il fait des apartés, très rapides, sur sa vie actuelle, on imagine difficilement son poste actuel à l’Université de Stanford. Il se ridiculise, il se dit « cancre », il se décrit comme un bon à rien. Il est presque fier d’être un enfant insupportable et un très mauvais élève, viré de chaque lycée.
Mais il dit très peu, juste quelques phrases dans le livre, ce qu’il est devenu. Combien il a travaillé, puis enseigné, d’abord la psychologie, puis la sociologie et enfin la littérature française, le théâtre et le cinéma. Aujourd’hui, Jean-Marie Apostolidès n’est pas le vilain petit canard des années 60 . Il est devenu un grand écrivain et également un grand Professeur dans une des plus grandes Universités américaines. Il poursuit son œuvre et écrit de nombreux livres, très variés ; il est un spécialiste de Tintin (Les Métamorphoses de Tintin) mais également des situationnistes (Les Tombeaux de Guy Debord). Il est à la fois écrivain, historien, psychanalyste, metteur en scène et philosophe. Sa théorie des spectres et des doubles est bouleversante. Ainsi, nous aide-t-il à mieux nous comprendre et à aller au-delà des apparences. Pour être soi, tout simplement.
C’est en cela que Jean-Marie Apostolidès est un auteur qu’on intègre dans sa vie, tellement sa vision nous apostrophe.
Il ne manque pas d’humour et son style est divinement limpide.
Et pourtant son livre « L’audience » est riche de références historiques, que nous avalons avec délectation.
Cette œuvre retravaillée, et réactualisée est à lire absolument !



Bénédicte

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