1/12/2009

Bounen No Xamdo

Publié par Comarin |

Depuis quelques temps, le monde de l'anime me désolait un peu. Rien d'original, des séries sortaient mais sans vraiment me séduire, la qualité graphique est de plus en plus au rendez vous certes, mais les scénarios sont bateaux, les personnages souvent creux et les animes maquent cruellement de rythme. Peut-être en ai-je trop regardé, je me pensais blasé et puis il y a quelques temps j'ai découvert Bounen No X'amdo, premier émois animesque pour une série récente après des mois de morosité.


Bounen no Xamdou (亡念のザムド) est une série de 26 épisodes éditée par Sony Pictures Entertainement et réalisée par les studios Bones.


Je ne suis qu'aux premiers épisodes, mais j'ai déjà beaucoup de plaisir à découvrir cette série.

L'histoire débute sur l'île de Setan, petit havre de paix de la mer de Yudei encore à l'écart du conflit qui oppose le Gouvernement du Nord et la Zone Libre du Sud. Notre héros, le jeune Akiyuki Takehara, vit paisiblement sa vie de lycéen insouciant. Alors qu'il se rend au lycée avec ses amis Haru et Furuichi, son bus scolaire est pris dans un attentat à la bombe qui va faire basculer son existence. Lors de l'explosion, une étrange lumière accompagnée d'une atroce douleur lui traverse le bras. Il perd alors le contrôle de son corps qui se transforme en Xamdo c'est alors qu'apparaît une étrange jeune fille, Akiami, qui lui redonne forme humaine et l'emmène loin de Setan à bord du vaisseau postier Zanbani. C'est alors le commencement d'un étrange voyage où Akituki devra apprendre à maîtriser son nouveau pouvoir.


Voilà, le décor est planté. Qu'en ai-je pensé?

Le scénario d'abord, sans révolutionner le monde de l'anime, est tout à fait prenant, le début entre découvre suffisamment de mystère pour vraiment donner envie d'en savoir plus. Quel est ce pouvoir? Elle veut quoi la chelou Akiami avec sa tête de Mononoke et qui se promène sur une aile à la Nausicaa? C'est quoi ce conflit ? etc... Un scénario sympa donc et servi par une réalisation très agréable. Le rythme est vraiment bien dosé, entre scènes d'action pure et moment plus calme. On ne s'ennuie pas et en même temps, le réalisateur laisse des moments plus posée pour nous laisser respirer, mettre en place le scénario et creuser les personnages. Qu'en est-il des personnages d'ailleurs? Akiyuki, est un héros typique de shonen, un charmant petit lycéen au grand coeur qui se fait embarquer contre sa volonté dans une aventure fantastique. Les personnages secondaires sont nombreux et souvent attachants, un vrai plaisir de ce coté là. Le karadesign proche d'Eureka 7 (pour ceux qui auraient vu cet anime) est tout à fait soigné. La musique englobe bien l'ensemble et je donne une mention spéciale à la bande son du générique de début qui file vraiment la pêche. Les Studios Bones offrent une fois encore une qualité de "presque-film" vraiment agréable.

La force de cet série réside, à mon humble avis, dans l'univers foisonnant dans lequel elle se déroule. Les amateurs de RPG ou de Last Exile ne seront pas dessus, le monde que l'on découvre grâce au voyage d'Akiyuki nous permet de rencontrer d'étranges créatures et des machineries intrigantes, un régale. Les plus Otakus d'entre nous verrons de nombreuses influences dans cette oeuvre, de Nausicaa et Princesse Mononoke en passant par Last Exile et CowBoy Bebop.


La première diffusion a eu lieu mi juillet dernier au Japon à destination des PS3 et PSP (Production Sony Oblige) et a été réalisée pour l'occasion en Haute Définition. Non disponible en France pour le moment elle est disponible chez toute les bonnes team de Fansub, je vous conseille personnellement la version de requiem-anime, team de qualité.



Un anime superbement réalisé qui donne vraiment la pêche. Une œuvre éfficace parfaitement maitrisée pour les otakus invétérés comme pour les novices de l'anime.

Comarin









10/17/2008

Ergo Proxy

Publié par E. |


Série animée de renom, Ergo Proxy a été réalisé par le studio Manglobe (Samurai Champloo), dirigé par Shukô Murase (Witch Hunter Robin) et scénarisé par Dai Satô (Samurai Champloo, Eureka seven, Cowboy Beebop, Ghost in the Shell : Stand Alone Complex).

Du beau monde qui a eu l'ambition de mêler images de synthèses à la pelle et dessins traditionnels en 2D (mais toujours par le biais de l'informatique... elle est loin l'époque du dernier des derniers, j'ai nommé Jin roh). Un pari toujours risqué, applaudi par la presse (Animeland) comme "une réussite frolant la perfection".

Pour ma part je serai beaucoup moins élogieux. On avait vu la prouesse visuelle de Last Exile qui avait utilisé les mêmes procédés, il y a quelques années déjà. Un succès qui le plaça loin devant ses congénères actuels. Dans Ergo Proxy, au contraire, les effets numériques se marient assez mal à l'environnement vide de l'animé. On remarque la moindre incrustation 3D...



Mais avant d'aborder plus franchement ce qui gêne dans la mise en forme de l'animé, il semble bon de revenir sur quelques points de l'histoire. Pour vous donner un idée de l'oeuvre, Ergo Proxy s'inscrit dans un style post-apocalyptique, comme souvent en matière de science-fiction. Fantasme ou délire des amateurs du genre "rêvant" souvent de la fin du monde...

Dans ce futur qui ne ressemble en rien à ce que nous connaissons, robots (autoreivs) et humains (pour ce qu'ils ont d'humain...) vivent en cohésion enfermés dans des villes-dômes, protégés de l'extérieur et des virus qui guettent... Et au sein de cette communauté vivent les Proxy, étranges créatures objets de toutes les craintes et fascinations...

Pour les fans du genre, l'idée que le scénario plaise ne me surprend pas. Je ne fais cependant pas partie de ces inconditionnels. J'ai eu un peu trop l'impression de visionner le résultat d'un patchwork hasardeux, à la croisée de Matrix et Alien (avec une pincée de Deep Impact mais ce serait exégerer d'en dire plus!)...

Quant à la mise en scène, le spectateur est noyé dans un univers qu'il ne connait pas. Ce qui n'est pas une mauvaise chose en soi. Mais lorsque cela dure du début à la fin, il devient difficile de se contenter d'explications aussi brèves que floues. J'avoue ne pas avoir tout compris. Là encore, cette impression est parfois agréable car elle nous laisse insatisfait et nous pousse à la réflexion. Mais ici, je n'ai pas compris et je ne veux pas même essayer. Comme une impression d'avoir perdu mon temps.

Revenons encore quelques instants sur la forme. Vous savez maintenant comme j'ai trouvé le scénario fouilli et pas vraiment intelligible. Les supports et techniques utilisés sont, quant à eux, à discuter, on l'a vu.

Soulignons cette fois le paysage et le chara-design comme on aime l'appeler. En tant qu'oeuvre post-apocalyptique, les paysages sont forcément pauvres. On regrette de devoir le déplorer mais cet élément n'a pas été combattu avec autant de force qu'il aurait fallu. Plus gros échec de la série selon moi. Aucun détail n'est dessiné dans le décor, tout est vide.... Gros échec et grave erreur d'avoir voulu combler ce vide par l'absence de coloration (on ne comble pas un vide par un autre!). On joue - pour ce qui est des décors - sur une palette de couleurs aussi fades que sombres.


Au final, on a des personnages plantés dans un décor inexistant. Que des personnages, rien que des personnages. Mais pas seulement. S'ils sont tous convenablement dessinés, on ne peut pas toujours l'apprécier. Vétus, pour la plupart, d'habits très noirs (proche du style gothique) dans un décor sombre... Vous devinerez qu'il est très difficile de s'y retrouver... Ce noir-sur-noir gache tout. On n'aperçoit parfois que les yeux, seules lueurs de l'animé! Impossible, même, de suivre les rares (trop rares) scènes d'actions sans perdre de vue un personnage disparu dans ce néant... Vraiment dommage. Je me suis trouvé plus d'une fois enragé de voir le jour passer dans mon appartement, m'obligeant à contempler mon reflet dans mon écran... Le son mais mon image... De quoi s'énerver!

Pour finir, Ergo Proxy n'a rien d'une série parfaite et cumule les GROS défauts. Mais pour les amateurs du genre, pour ceux qui aiment tout ce qui est sombre et post-apocalyptique, commencez par vous plonger dans le noir total pour y voir quelque chose (quel paradoxe!)...
E.

Premier épisode en VOSTA:

10/06/2008

Stranger Mukô Hadan

Publié par Comarin |



Stranger Mukô Hadan est un long métrage sorti tout droit des studios Bones (Darker than Black, Wolf's Rain, Cowboy Bebop le film...) en 2007. Réalisé par Masahiro Ando et charadesigné par Saito Tsunenori.

L'histoire: Alors qu'ils sont vilement pourchassés pour une raison que l'on ignore encore, le jeune Kotâro et son fidèle et non moins féroce Tobimaru vont croiser la route de Nanashi. Ce ronin nonchalant s'avère être un bretteur hors pair mais traumatisé par les multiples combats auxquels il a pris part lors des guerres civiles qui dévastent la région... La rencontre se fait donc, un pacte est passé entre les deux compères qui vont vite être pourchassés par des psychopathes venus de l'empire du milieu. L'histoire n'est probablement qu'une excuse à ce film, sans être franchement renversant, le scenario impose un rythme suffisant pour nous tenir en haleine pendant 103 minutes et c'est tout ce qu'on lui demande.

La réalisation: Les studios Bones n'en sont pas à leur première réalisation et ça se sent. Les scènes de fight qui ponctuent le film sont vraiment bien maitrisées, tant au niveau du rythme, qu'au niveau des choregraphies ou de l'animation, c'est l'éxperience qui parle ici. Le charadesign est agréable, là encore rien de bien nouveau, mais il est propre sans être bâclé. Un ptit point tout de même sur le niveau général de l'animation, bien que les combats soient léchés, les autres scènes sont parfois moins travaillées ce qui déséquilibre un poil l'ensemble.

La musique: la bande son signée Sato Naoki colle tout à fait à l'ambiance et l'époque du film, un ptit thème lyrique sympa et hop le tour est joué.

Mon avis général: sans révolutionner le genre, cet animé fait passé un bon moment, c'est une mécanique bien huilée que nous déroule Bones, je n'en suis certes pas ressorti transcendé mais je me suis laissé porté pendant 1 heure 40 et j'en demandé pas plus. Un bon moment donc que je vous conseille si vous n'avez pas envie de vous prendre la tête ! Un détail qui peut avoir son importance, non encore sortie en DVD (le sera-t-il un jour) il est disponible chez toutes les bonnes teams de fansub (ou chez anime-ultime)

Comarin









9/29/2008

NHK Ni Yôkôsô

Publié par Comarin |

NHK Ni Yôkôsô - Ou la vraie vie d'un No Life.





NHK ni Yôkôsô est un animé sorti en 2006 et produit par les studios Gonzo (Basilisk, Full Metal Panic, Gankûtsû-o). A l'origine, NHK ni Yokoso est une nouvelle de Tasuhiko Takemoto éditée en 2002 et illustrée par Yoshitoshi Abe (chara designer de Lain et Haibane Renmei). Cette nouvelle fut ensuite adaptée en manga par Takemoto et Kendi Oiwa (en cours de parution chez Soleil), suite au succés commercial du manga (plus d'un million d'exemplaires vendus), un animé est sorti des studios Gonzo en 2006. Difficile de caractériser cet animé, documentaire sociologique? délire psychotique? A vous de voir.



L'histoire : Tatsuhiro Satô est un "hikikomori", pathologie psychosociale qui l'a poussé à vivre 3 ans enfermé chez lui, persuadé que la télé nationale NHK serait à l'origine d'un complot voulant générer des millions d'hikikomoris dans la société japonaise. Après 3 ans d'hibernation, il se décide enfin à reprendre sa vie en main et à trouver un travail, il fait alors la rencontre de Misaki une jeune fille qui lui propose un contrat et de l'enrôler dans son "projet"...



Mon avis : C'est probablement un de mes animés préférés de 2006, la réalisation est très propre tel que Gonzo nous y a habitué, les personnages sont réellement creusés et attachants. Le sujet est particulièrement original et nous permet de découvrir une face pas des plus reluisantes de la société Japonaise. C'est un sujet grave mais la réalisation légère et souvent déjantée permet de l'aborder sans le rendre ni ennuyeux ni rebutant. Pendant 24 épisodes, NHK ni Yôkôsô va nous faire vivre la tentative de Satô de revenir à une vie "normale", d'affronter ses peurs, ses craintes et sa paranoïa.

Pour mieux comprendre le sujet de cet animé, Hikikomori est un mot japonais (ひきこもりou 引き篭り) désignant une pathologie psychosociale et familiale touchant principalement des adolescents ou de jeunes adultes qui vivent cloîtrés chez leurs parents, le plus souvent dans leur chambre pendant plusieurs mois, voire plusieurs années, en refusant toute communication, même avec leur famille, et ne sortant que pour satisfaire aux impératifs des besoins corporels. Ils seraient aujourd'hui plus d'un million au Japon, un chiffre édifiant. (source wikipedia).

Une anecdote assez intéressante que j'ai pu lire sur le net m'a appris que lors de la diffusion de l'animé sur la chaîne TV Tokyo, celui-ci s'est vu renommé en NHO ni Yôkôsô, ils sont d'ailleurs allé juste qu'à modifier l'animé lui même remplaçant partout le K par un O, pour probablement éviter tout souci avec NHK !

Je vous invite donc grandement à découvrir ce petit bijou, autant pour le sujet "sociologique" traité que pour l'ambiance, l'histoire et les personnages déjantés qui le constituent.

PS: pas encore disponible et licensié en france l'animé est disponible en DDL chez http://www.anime-ultime.net/

Un ptit ending pour la route !



9/15/2008

Ponyo - le prochain Miyasaki.

Publié par E. |

Bref petite news du monde de l'animé (source: buta-connection)

Pour ceux qui (comme moi encore récemment) ne seraient pas au courant. Miyasaki-san (Totoro, Porco Rosso, Mononoke etc..) a sorti depuis prés d'un mois déjà un nouveau film (uniquement au Japon pour le moment). Nommé "Ponyo", il est annoncé en France pour le 8 avril 2009. On a encore le temps de voir venir les choses donc, je tâcherai d'aller le mater le mois prochain quand je serais au pays du sushi mais il est plus que probable que je ne panne rien. En tout cas, il caracole actuellement toujours en tête du box office nippon, espérons que le père soit toujours bien meilleur que son fils...

En attendant voici un ptit trailer qui va bien :

9/15/2008

Hikaru No Go

Publié par E. |

Il y a plus de cinq ans maintenant, j'ai acheté Hikaru No Go en DVD non sans être dubitatif sur l'intérêt de l'animé. Je n'ai jamais lu le manga-papier. Je ne vous parlerai donc que de l'animé.


Le synopsis est plutôt banal: En fouillant dans son grenier, le jeune Hikaru découvre un jeu de go, habité par l'esprit d'un ancêtre, un excellent joueur des temps anciens. C'est le début d'une nouvelle passion pour le jeune garçon, épaulé par les conseils tactiques d'une éminence grise vieille de plusieurs siècles. Mais, si les règles sont les même qu'auparavant, les adversaires ont changé et leur style de jeu a évolué. À moins peut-être qu'Hikaru ne soit pas aussi néophyte qu'il n'y paraît...

Mouais. Pas de quoi s'affoler à première vue. En fait, Hikaru c'est vous. Il vous incarne en tant que profane du monde du Go. Et vous allez suivre (ou vivre) sa fulgurante ascension, jonchée d'obstacles et de compétitions.

Le risque? Ne rien y comprendre. Un jeu aux règles - à priori - obscures au centre d'un animé! Une idée farfelue mise en forme par le dessinateur de DEATH NOTE. Bah, oui. Quand on ne connait pas les règles du jeu, je ne vois pas comment on pourrait passer près de 12h à le regarder...
Et... Comment dire... Le Go ce n'est pas seulement un jeu. C'est une philosophie, un art de vivre. Et on a beau ignorer la plupart de ses règles, on ne décroche pas une seconde de l'animé! Pour ma part, cela a eu l'effet d'une bombe. Une religion m'a été révélée!

Non seulement l'intrigue est finement ficelée mais le sujet lui même est captivant, stricto sensu. On sent peu à peu la dépendance prendre le pas sur la raison et on enchaine les épisodes... Et l'esprit du Go aura vite fait de vous habiter. Car cette chose a une âme.
Très vite, je me suis renseigné et j'ai plongé. Achat du matériel nécessaire à tout joueur avisé (Goban, Bols en noisetiers et pierres) et lecture de méthodes d'apprentissage.

Et je vais vous dire, jouer au go lorsque l'on a saisi les tenants et aboutissants est une autre histoire. Les piliers ancestraux des règles nous transcendent et c'est une nouvelle histoire qui s'écrit à chaque pierre qui se pose. MAGIQUE.

Depuis, je joue non seulement à la maison -lorsqu'un adversaire est à ma portée - mais aussi sur internet (http://www.gokgs.com/). Je suis d'ailleurs prêt à former les volontaires par des parties pédagogiques.

Mais revenons à Hikaru No Go. L'animé vous retiendra jusqu'au bout pour s'éteindre précocément, sans donner suite. Il manque une fin. Quoi de plus horrible?! Je ne sais pas. Espérons seulement que le manga-papier n'a pas connu le même sort! Car, de l'animé, on en ressort victime! Pas une excuse. Rien. Le trou noir. Et la dépendance avec. Sorte de drogue ou de religion quasi dogmatique.

En conclusion, Hikaru No Go, c'est un peu comme Jésus de Nazareth. Il vous endoctrine sans que vous en ayez vraiment conscience... et fait de vous son meilleur apôtre, à la foi infaillible et à la fois défailli de toute raison.

E.

9/15/2008

Jin Roh

Publié par E. |


Jin roh est le dernier manga animé réalisé entièrement à la main (1999). On le doit à Hiroyuki Okiura et Mamoru Oshii (même équipe que Ghost in the Shell).
Adaptation du conte du Petit Chaperon Rouge, le scénario mêle intrigue policière et aventure romanesque avec un talent incroyable. La mise en scène est simplement sublime et le travail accompli pour la mise en image dépasse l'entendement.
Près de dix ans après sa sortie, Jin roh n'a pas pris une ride et fait partie intégrante de la culture nippone pour en être un de ses piliers, même s'il est le dernier témoin d'une ère aujourd'hui révolue.
Jin roh, c'est aussi une OST digne des plus grands maîtres. La bande originale était d'ailleurs disponible dans une édition DVD antérieure qui est devenue collector depuis pour n'avoir jamais fait l'objet d'une réédition. Vous avez quand même la chance de pouvoir vous procurer une édition différente mais disponible cette fois de ce film en DVD, sans l'OST bien sûr...
Petit montage vidéo (en français mais je n'ai pas trouvé mieux...) pour tous les amoureux de Jin roh!!


E.

9/15/2008

Byousoku 5 Centimenter ou la Magnificence extreme.

Publié par E. |

Un nouvel article sur les animes de fond de tiroir. Aujourd'hui: " Byousoku 5 Centimenter".


Triptyque de 3 courts métrages de 30 min, B5C est une grande leçon d'animation pour le monde de l'animé. J'annonce d'emblée, une fois de plus pas de gunfight ni de mort-vivant mais simplement un enchantement. J'ai personnellement été littéralement happé par cet animé.
Le thème abordé est celui de la distance, de l'éloignement (et c'est vrai que c'est un sujet qui me parle particulièrement, est c'est tout simplement magnifique, fin, délicat et bien scotchant.
Les scénarios sont simples mais efficaces, les personnages vraiment touchants. Et toute cette petite ambiance est servie par une qualité d'animation qui, selon moi, déchire tout ce qui existe aujourd'hui, c'est tout simplement parfait. J'ai un peu de mal à décrire ce petit animé que, vous l'aurez compris, j'ai adoré... Une petite critique quand même : mais pourquoi c'est aussi court !! Juste pour nous frustrer !! pourritures !! Malheureusement pas de dispos DVD, ça n'arrivera probablement jamais, mais c'est dispo sur anime-ultime.net en ddl. Je n'ai volontairement pas mis de lien youtube, trop magnifique pour mater ça sur de la video crapy. Donc si vous, vous êtes prêts à vous un lancer dans un voyage aussi scotchant que mystifiant, n'hésitez pas.

Aslouby
Comarin

PS: je remercie mon employeur pour le soutien financier et materiel qu'il me fournit pour pouvoir ecrire des articles comme celui ci pendant le taf !

9/15/2008

Windy Tales

Publié par E. |

Ohayô Mina-san.

Premier article pour ce vénérable Dojo. Je vais tenter d'être à la hauteur des deux mères supérieures qui veillent sur ces lieux de leur plume avertie. En parcourant les différents articles d'E. & C., il m'est venu à moi aussi l'envie de faire partager mes découvertes et mes coups de coeur. Point de blockbuster ici, mais des trouvailles que j'ai pu faire sur les chemins escarpés de l'otaku que je suis.

Mon premier article vous présentera ainsi l'incroyable, le merveilleux, le délicieux animé : Windy Tales (Fuujin Monogatari pour les nippons).

Je dois avouer que je ne me souviens même pas comment j'ai pu tomber sur ce petit bijoux de 13 épisodes il y a de ça 2 ans.. Quoiqu'il en soit, Windy Tales est une oeuvre tout à fait extraordinaire au sens premier du terme, pas de Mecha ici, pas de Ninja mangeur de ramen, ni de pseudo justicier sociopathe égocentrique, Windy Tales est un conte doux et mélodieux, fin et delicieux, d'une legèreté incomparable. Cet animé conte la vie de Nao, jeune collégienne fascinée par les nuages, et de son ami la délurée Kimi. Je ne rentre volontairement pas dans un résumé de cette anime je veux plutôt vous faire partager mon impression. En effet, elle est d'une manière générale tout à fait déroutante et dans le même temps foncièrement captivante.

Le charadesign, et le dessin en général, intrigue de prime abord mais séduit au fur et à mesure des épisodes. Le trait n'est pas particulièrement précis, les proportions souvent hasardeuses mais qu'importe, là magie est là et vous enlace intensément. Il est tout de même difficile d'en parler sans trop en dire mais sachez que ce conte aérien saura vous envelopper doucement si vous le laisser faire. Une dernière petite information plus terre à terre, le vénérable Mamuro Oshii présenti pour réaliser ce chef d'oeuvre en à tout de même était le superviseur, à vous voir ça comme un signe où. A signaler que pour les plus honnêtes d'entre nous il est (récemment) sorti en dvd chez WE Anim (http://www.we-prod.com/ ).



Petit opening pour vous mettre l'eau à la bouche!!



Comarin.

9/15/2008

La Traversée du Temps

Publié par E. |

Poursuivons dans l'animation récemment sortie en DVD... Ce n'est pas sans trainer des pieds que je publie cette petite chronique... D'abord, parce que je suis allé voir le film à sa sortie en salle l'été dernier, donc je vais devoir faire appel à ma mémoire. Ensuite, parce que je n'ai pas vraiment apprécié cet animé. Il a pourtant tout pour plaire: une belle réalisation et un scénario plaisant. Pourtant, la mise en scène manque cruellement de rythme et le temps peut être très long... Mais surtout, la petite éteincelle fait défaut à l'histoire qui ne murit pas. On aimerait plus de caractère tant du point de vu des personnages que de la trame générale...
Pourtant, ce long métrage a été très largement bien accueilli et a touché un nombre certain de spectateurs.
Malheureusement je n'en fais pas partie.

Voyez la BAO:


Plus d'infos sur ce film

J'attends vos réactions.

E.





9/15/2008

Paprika

Publié par E. |

L'épice inconditionnelle de Satoshi à la féminité Paprika

Notre compère Kon, fidèle à sa vision lynch, nous introduit dans un monde moderne qui offre la possibilité de visionner ses rêves pour en interpréter les traumatismes afin de les combattre. Paprika, psyco-virtuelle thérapie. On se perd vite dans les 2 univers. On commence par être légèrement saoulé. Puis si on accepte de s'accrocher, on arrive à accepter de comprendre. Bien entendu, le malade n'est pas forcément celui qu'on croit être et le monde extrêmement chargé de couleurs nous déborde. On retrouve bien sûr du Perfect Blue, torture similaire de l'héroïne mais au fatalisme moins mortel. Fatalisme légèrement étrange d'ailleurs. Peut être car plus léger. Le paraître revient, sujet fétiche de Kon également (à croire qu'il a dû en souffrir dans sa jeunesse). Final assez classique (destructeur originel) et plutôt optimiste (c'est rare chez Satoshi !). Animation assez incroyable, scénario simpliste mais complexe (et oui) qui pourrait d'ailleurs rebuter certains. Mais à essayer pour les inconditionnels – ou pour l'héroïne qui vaut le coup de se forcer.





C.

9/15/2008

Amer Beton

Publié par E. |

Amère Berceuse Bitumeuse
« C'est mon quartier », affirme à plusieurs reprises Black à White, qui à eux deux se revendiquent être « les chats » invincibles et insécables. Ils arrivent à y croire jusqu'à l'arrivée de Yakuzas intéressés par reprendre le quartier. Introduit directement à travers une entrée en matière musicale joyeuse, on plonge sans mal dans un univers aérien aux vertiges envoûtants aux couleurs vives et au dessin étrangement fluide. Amer Beton est un conte de couleurs du blanc et noir, ou plutôt du noir au blanc.

On aime vite cette ambiance de chaleur, on sent rapidement également une atmosphère lourde et puante. Ce mélange amer nous berce dans ce béton fumant. On pourrait penser à du machiavel mais ce serait limiter l'univers complexe qui en découle. On se torture rapidement, la pourriture vient et progresse. Pourtant on croit à un optimisme émergeant. La finalité de ce show couleur qui vire sur le noir&blanc est-elle à la hauteur du dess(e)in déformé ? Enfantin et naïf ou grave et mortel ? Les deux. Un goût salé sucré. Un truc bizarre pas forcément identifiable. OV(isuel)NI. Scénario pas forcément hors norme mais le reste oui. Et donc un produit hors norme. Prenez une bonne dose d'EPO, mettez-y un soleil noir à l'oxymore acide, ajoutez une pointe de yang sucrée et croquez moi ce monde acidulé au Minotaure vert, on ne sait pas où on va, ni comment mais on se laisse y aller sans mal. Et on atterrit sans savoir vraiment où on est allé. Aucun regret, au contraire. Allez-y sans à priori !





C.

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