1/01/2009

Largo Winch

Publié par E. |


Largo Winch, adaptation de la célèbre bande-dessinnée, est un film d'action. Je ne l'apprendrai à personne. Or, j'ai souvent du mal avec ce genre de film que je vais quand même voir...

N'ayant pas lu les BD du même nom, je ne peux me prononcer sur mon ressenti quant au passage sur grand écran. Je ne pourrai que dire que le Largo Winch que j'ai vu est un James Bond à la française, rien de plus. Inutile d'aller plus loin sur le propos, vous savez tout le mal que j'en pense. Mais cela n'engage que moi et je m'excuse par ailleurs si j'en froisse quelques uns.

Car, oui, Largo Winch a un sacré succès au box office malgré le peu d'originalité de l'oeuvre. Peut-être cela s'explique-t-il par la curiosité de voir sa BD préférée adaptée sur écran géant. Ou sans doute est-ce dû à Tomer Sisley (l'équipe d'acteurs l'entourant est plutôt bien homogène et très satisfaisante, fallait-il le préciser) que l'on n'a guère l'habitude de voir au cinéma et qui revendique avoir exécuté toutes ses cascades lui-même.

Sur ce dernier point, un beau saut, quelques vitres traversées et de multiples prises martiales ne m'ont pas suffi à être impressionné (ouais, j'vous l'fait quand vous voulez pour un cachet égal). Le dernier duel est même des plus ridicules car totalement grotesque (cf.coup de poignard final).

Le scénario est assez téléphoné (y'a quelqu'un?!) et la réalisation très longue. On a tendance à bâiller et s'endormir.








1/01/2009

Madagascar 2

Publié par E. |



Madagascar 2 est une vraie petite bulle d'air en ces temps difficiles (c'est surtout le froid de la lorraine qui est rude, pour le reste... ça s'arrangera bien un jour). Un deuxième volet qui flirte forcément avec un goût commercial indissociable des "films-suites".


J'avais déjà regardé le premier et je l'avais trouvé plutôt bien avec une bande originale très présente à l'écran et d'un style assez... dynamisant! Avec ce second opus, on reprend les mêmes et on recommence! On ne change pas une recette qui marche. Et ici, pour notre plus grand plaisir. On s'amuse, on rigole, on a envie de bouger, on en ressort le coeur frais et léger. On ne s'ennuie pas deux secondes et on se laisse porter bien volontier par cette succession de gags amusants.


Si vous voulez faire un petit tour de manège, vous connaissez le prix du ticket!








1/01/2009

Happy new year !

Publié par E. |


Le Sanctuaire et son Dojo vous souhaitent une bonne et heureuse année 2009 !
Nous vous remercions tous pour vos encouragements et votre soutien tout au long de cette année 2008.
Je remercie tout particulièrement les membres du Dojo pour leur participation et leur fidélité au Sanctuaire, sans qui celui-ci ne serait pas ce qu'il est aujourd'hui.
Que nos lecteurs quotidiens soient également remerciés pour les commentaires qu'ils nous laissent et leurs nombreuses visites sur le site.
Nous espérons poursuivre l'aventure avec vous durant cette nouvelle année! Peut-être assisterez-vous à encore quelques changements et autres surprises!!

12/28/2008

Amores Perros

Publié par C. |


Long métrage de 99, première oeuvre de Inarritu et premier rôle décisif de Gaël Garcia Bernal. C'est aussi la rencontre de Inarritu avec le talentueux scénariste Arriaga. Ca a du valoir le coup car a notamment été récompensé par l'Oscar du meilleur film étranger et le Grand Prix de la Semaine de la Critique au 53ème festival de Cannes (2000).

La collaboration Arriaga/Inarritu a été également brillamment mise en scène sur 21 grammes et Babel. La construction en récits est similaire sur les 3 longs métrages, qu'on pourrait assimiler à une trilogie.


Amores Perros s'axe sur une scène centrale du film (accident de voiture) qui réunit tous les acteurs principaux du film découpé en chapitres. L'élément commun à toutes ces histoires est Mexico. Un chaos cru et violent mais aussi une fascination paradoxale et émouvante. Nous aurons l'occasion de vivre l'histoire d'Octavio qui tente de s'enfuir avec la femme de son frère, Daniel qui quitte sa femme et ses enfants pour vivre avec un top-model ou encore El Chivo, tueur à gages nihiliste en quête d'introspection personnelle. Le tout dépeint avec un pessimiste assez alarmant (on espérerait apercevoir une pointe de bonheur tant c'est noir), on sombre dans un drame sans fond et toujours plus morbide et malsain.


Le film aurait été plus digeste si écourté. Mais on reconnaît le talent du scénariste : l'enchaînement est fluide et prenant et Inarritu est parvenu à faire transpirer les vices de Mexico à travers les desseins de ses personnages.


C'est beau et noir et tellement noir de beauté.


Bande annonce très réussie à l'image du film (Bande Originale Control Machete).










C.


12/28/2008

TAKEN

Publié par C. |


Taken c'est une réalisation de Pierre Morel (Banlieu 13) catapulté par Luc Besson et plombé/assassiné par la presse. Que d'éléments qui jouent en défaveur de ce film français. Mais le choix de l'acteur a été judicieux : un irlandais d'1m93 charismatique, Liam Neeson (La Liste de Schindler).


Le film se résume en qqs mots puisque le scénario (effectivement) ne vole pas bien haut : une jeune fille de 17 ans décide de faire la tournée U2 sur plusieurs semaines malgré les réticences paternelles (papa anciennement super bodygard). Elle se retrouve à Paris et est soudainement kidnappée par des grands méchants (on s'en doutait - taken). Le papa s'énerve et s'enquit de la mission recherche enfant perdu. Et là le film prend tout son intérêt. Liam Neeson est plutôt convaincant en super héros indestructible et on se prend au jeu assez facilement. Les qqs acteurs français sont pitoyables mais on oublie vite. Peu de dialogue et de l'efficient. On découvre un Paris sobre et véritable et la longueur est bien dosée.


Léger et sans surprise mais très divertissant.










C.

12/28/2008

THIRD

Publié par C. |

Retour très attendu des 3 anglais mystérieux de Bristol après 10 ans d’attente depuis le Roseland NYC live paru en 1998. La tête pensante et complexe Geoff Barrow accompagné du guitariste Adrian Utley nous composent et nous réalisent une fresque angoissante et profondément reconvertie avec la voix enchanteresse de Beth Gibbons.

Third est une œuvre unique qui a su encore surprendre son monde. Après les succès sans précédent de Dummy (1994) et de Portishead (1997), nous ne croyions plus en un Barrow suffisamment puissant pour ressusciter une nouvelle fois et ce, en dépassant le cliché Trip-Hop. Ils nous offrent ici un véritable champ de bataille meurtri et en mouvements. Un magnifique bal morbide et passionné nous conduit tout droit dans un enfer rose, brumeux et planant. On s’éloigne complètement des univers des précédents opus. La voix de la chanteuse - fragile, belle et lancinante - acte merveilleusement bien en communion avec une tempête de notes et de sons psychédéliques. La 1ère écoute déroute, la seconde interloque et la 3ème transporte : une transe musicale dans des tréfonds jamais atteints.

Expérimental, audacieux et sobre.
Noir, froid et moite.
Vibrant, sismique et épileptique.

Je vous laisse tenter le phénomène avec The RIP.

Portishead - The Rip











C.

12/28/2008

CARAVAN PALACE

Publié par C. |

Caravan Palace est une découverte surprenante qui s'inscrit dans la même veine que celle de Lyre le Temps critiqué il y a peu (ont récemment participé au même concert à Bordeaux avec Smooth).

Ils font beaucoup de bruits et on les imagine bien nombreux derrière une multitude d'instruments ! Au nombre de 3 (une chanteuse, un clarinettiste et un DJ) nous produisent pour notre plus grand bonheur des symphonies électriques frénétiques, jouissives, cacophoniques et mélodiques à la fois. Probablement une forte Django influence, un rythme dancefloor jubilatoire (on aimerait parfois un peu moins de beatbox dance-like) et un montage electro souvent au crescendo majestueux (voir le clip de Jolie Coquine très réussi !) font de ce trio un souvenir impérissable.









Et quand on les voit sur scène (une bonne dizaine de musiciens !), on a envie que d'une chose : les saluer avec une reconnaissance immense car c'est indéniable - ils ont du talent !

CARAVAN PALACE "Brotherswing"







C.






12/26/2008

Mutafukaz- T. 0

Publié par E. |



C. avait récemment abordé le sujet, mais il m’a paru opportun d’y revenir. Chacun s’accordera à dire que Mutafukaz est une bande dessinée unique sur le marché. Si l’on attend toujours avec autant d’impatience le tome 3, la surprise était entière en voyant débarquer ce dernier Tome 0.

Run n’ayant que trop de succès n’a pas pu poursuivre l’écriture de Mutafukaz et a choisi de confier la réalisation de ce tome 0 à Bicargo, sauf quelques planches.
Le résultat est des plus mitigés.
D’abord, ce Bicargo a un style graphique assez particulier inspiré des comic-books des années 50-60 : pauvre en détail et pas convaincant. Heureusement, quelques bonnes scènes d’actions sont dessinées par Run pour notre plus grand plaisir !
Ce tome 0 comprend également 19 pages en 3D. Si on imagine bien le travail que cela peut demander, on pourrait aussi aisément conseiller de ne plus réitérer cet effort vain. Oui, une ou deux vignettes sont réussies mais quant au reste, c’est plus un mal de tête que de la 3D que vous trouverez… Plus qu’inutile, ces planches « 3D » déçoivent et s’ajoutent à notre agacement.
Car les dessins ne sont pas le seul point noir de ce tome. Le scénario (qui semble être de Run, si je ne m’abuse) est raté. On pourrait s’attendre à retrouver si ce n’est nos amis Angelino et Vinz, au moins l’esprit bon enfant de Mutafukaz. Malheureusement, c’est un pseudo trip hitlerien-extra-terrestre qui est mis en avant. Adieu la bonne ambiance, bonjour la guéguerre et le complot d’Etat.
Un scénario qui n’apporte rien à Mutafukaz et qui aurait même pu être édité sous un autre nom. Une préquelle qui n’en est pas une. Un travail vain, inutile et irritant pour un lecteur qui a bien l’impression d’avoir perdu 20 euros mais aussi quelques précieuses minutes de son temps et de sa divine personne.

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