10/06/2008

Les Armes du META-BARON

Publié par C. |



Jodorowsky remet le couvert pour nous administrer une nouvelle injection de méta-blood au charisme destructif et invincible. Mais ce n’est ni avec Moebius (avec qui il a créé le personnage) ni avec Gimenez (avec qui il a fait la série La Caste des Méta-Barons) mais avec Zoran Janietov (Avant l’Incal et Les Technopères) et Travis Charest (d’où il sort ?). Se sont partagés les planches (concept étrange certes). La Caste apportait un renouveau frais et plutôt bien designé par Gimenez même si les 8 opus ont fini par traîner la patte au bout d’une certaine génération (manque d’originalité cruel), on peut penser bien dangereux de réitérer l’opération avec le même scénariste et 2 dessinateurs sur un thème restreint comme les Armes du MB… Reste à savoir si ce concept peut s’étendre à plusieurs opus (tout y porte à croire).

Au niveau du design, rien de bien choquant : toujours coloré, légèrement moins sanglant que Juan mais assez cohérent et plutôt agréable même. En ce qui concerne la trame, on se bouffe les termes méta-barbares habituels à la série (omphale, ennéade, omnigraal, transpinéal etc.) et le MB se retrouve dans des situations chaque fois ultimes et inconcevables auxquelles il triomphe glorieusement et simplement. On en vient à ne plus comprendre vraiment où est la difficulté : on sait pertinemment que la surpuissance qui l’habite lui permettra de toute façon de niquer la bête, aussi impitoyable et volumineuse soit elle. On tombe dans une monotonie sans surprise où on ne fait qu’admirer la qualité de la fresque. Dans ce registre SF, on regrette amèrement les sensations. A aucun moment, on doit laisser reposer la 4ème de couverture le temps de s’essuyer la moiteur excitante de la paume. A aucun moment, on relit frénétiquement qqs passages surprenants, profonds ou mystérieux. Ici, on parcourt à l’instar d’un exhibition tour. Sans analyse ni émotion.

Je reste très sceptique quant à la suite car à mon sens il y a bien plus intéressant à exploiter chez cet homme intégriste sans religion que ses moyens de destruction massive. Jodorowsky pencherait-il pour une opération commerciale ou s’essoufflerait-il en arrivant à ses limites de créativité ?


C.


10/06/2008

Mixtape Vol.2

Publié par E. |


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Au menu: Kid Loco, Nightmares on Wax, Jefferson Airplane, Fingathing, Malvina Reynolds.

Pour plus de confort, écoutez la mixtape dans une autre fenêtre !


10/06/2008

Stranger Mukô Hadan

Publié par Comarin |



Stranger Mukô Hadan est un long métrage sorti tout droit des studios Bones (Darker than Black, Wolf's Rain, Cowboy Bebop le film...) en 2007. Réalisé par Masahiro Ando et charadesigné par Saito Tsunenori.

L'histoire: Alors qu'ils sont vilement pourchassés pour une raison que l'on ignore encore, le jeune Kotâro et son fidèle et non moins féroce Tobimaru vont croiser la route de Nanashi. Ce ronin nonchalant s'avère être un bretteur hors pair mais traumatisé par les multiples combats auxquels il a pris part lors des guerres civiles qui dévastent la région... La rencontre se fait donc, un pacte est passé entre les deux compères qui vont vite être pourchassés par des psychopathes venus de l'empire du milieu. L'histoire n'est probablement qu'une excuse à ce film, sans être franchement renversant, le scenario impose un rythme suffisant pour nous tenir en haleine pendant 103 minutes et c'est tout ce qu'on lui demande.

La réalisation: Les studios Bones n'en sont pas à leur première réalisation et ça se sent. Les scènes de fight qui ponctuent le film sont vraiment bien maitrisées, tant au niveau du rythme, qu'au niveau des choregraphies ou de l'animation, c'est l'éxperience qui parle ici. Le charadesign est agréable, là encore rien de bien nouveau, mais il est propre sans être bâclé. Un ptit point tout de même sur le niveau général de l'animation, bien que les combats soient léchés, les autres scènes sont parfois moins travaillées ce qui déséquilibre un poil l'ensemble.

La musique: la bande son signée Sato Naoki colle tout à fait à l'ambiance et l'époque du film, un ptit thème lyrique sympa et hop le tour est joué.

Mon avis général: sans révolutionner le genre, cet animé fait passé un bon moment, c'est une mécanique bien huilée que nous déroule Bones, je n'en suis certes pas ressorti transcendé mais je me suis laissé porté pendant 1 heure 40 et j'en demandé pas plus. Un bon moment donc que je vous conseille si vous n'avez pas envie de vous prendre la tête ! Un détail qui peut avoir son importance, non encore sortie en DVD (le sera-t-il un jour) il est disponible chez toutes les bonnes teams de fansub (ou chez anime-ultime)

Comarin









10/06/2008

Le blog du cinéma

Publié par E. |



Le Sanctuaire et son Dojo vous présentent Le Blog du Cinéma , un site spécialisé dans la critique du septième art. Mais pas seulement... Mention spéciale aux émissions Cin'hebdo et Cin'hebdo TV qui parcourent avec vous, en vidéo, les sorties de la semaine que ce soit au cinéma ou à la télé. Une réussite très pratique qui se devait d'être signalée ici!


Le Blog du Cinéma a ainsi ce petit plus qui fait qu'on a plaisir à leur rendre visite... De quoi leur souhaiter un succès mérité.
Allez donc y faire un tour, et dites-nous ce que vous en pensez !

10/05/2008

L'Empreinte de l'ange

Publié par C. |



Inspiré d’une histoire vraie, ce qui peut paraître difficilement croyable... Jolie tête d’affiche avec un titre parlant et (pour ma part) attractif (et film généreusement salué par la critique). Frot est absolument au dessus de tous et fait la différence p/r à sa compère Bonnaire. En qqs mots, Catherine Frot interprète une maman divorcée en pleine dépression chronique suite à la mort de sa petite fille dans un incendie il y a 7 ans. Elle sombre dans une paranoïa aiguë et inquiétante lorsqu’elle rencontre la petite sœur d’un copain de son fils (dont la mère jeune, belle et exemplaire est interprétée par S. Bonnaire) en qui elle voit sa propre fille (morte et oubliée). Elle s’invente alors des prétextes pour pouvoir approcher la petite fille jusqu’à persécuter la vie tranquille de la famille parfaite sans ennui. Frot incarne ici un rôle meurtri et fou plein de génie. Elle brille par une aura malsaine et flippante et c’est elle qui élève le film. Sans nul doute, ambiance particulière, souvenirs particuliers. Avis non tranché sur la qualité de la réalisation (2ème film de Safy Nebbou) et sur son dénouement si ce n’est que ça laisse un goût amer de surréel.

Une histoire qui ne plaira pas forcément à tous, tant elle sort de l’ordinaire et dont la folie bouleversante frise le délire non crédible.








C.

10/03/2008

Head-on

Publié par Anonyme |


Au terme d'une nuit d'ivresse, Cahit tente de mettre fin à ses jours et finit sa soirée à l'hopital. A ses côtés se fait soigner la jeune Sibel, les infirmières s'attelant aux sutures de ses avant-bras, il parait évident que la demoiselle possède au moins un point commun avec Cahit. Cependant les raisons qui les ont menés dans ce lieu sont différentes, elle, tente de s'extirper d'une famille turque traditionnaliste, trop oppressante qui l'enlise dans les entrailles d'une vie sclérosée, lui, subit les reminiscences de la disparition de son épouse, réminiscence qu'il n'arrive pas à effacer de ses pensées. L'un sombre dans l'alcool acceuillant à bras ouvert la grande faucheuse, l'autre se taillade les veines pour se libérer et pouvoir gouter à nouveau à la vie.

Le destin sourit à la jeune fille qui voit là l'occasion de légitmer son indépendance auprès de sa famille en demandant pourquoi pas ce paumé de Cahit en mariage, un turc de surcoît tout comme elle. Faire semblant de s'aimer, pour enfin vivre comme elle l'entend, se taper des mecs, sortir, danser...

Oui mais voilà la vie n'est pas si simple, Cahit au début insensible, renie de moins en moins son attraction envers Sibel. Ces 2 faux amants ne refrenneront plus leur passion pour laisser exploser le feu qui les anime. Dès lors, les trajectoires de ces 2 électrons libres dévieront de leurs sentiers initiaux pour donner head-on.

Troisième long métrage de Fatih Akin, réalisateur turco-allemand à qui on doit dernièrement De l'autre côté, Head-on nous raconte donc une histoire d'amour entre 2 individus en peine. Leur salut passe par l'autodestruction, le seul fil qui les maintient en vie est l'attention que chacun se porte, l'un n'existant qu'au travers des yeux de l'autre. Ce ne sera qu'au fond du gouffre, au coeur des ténèbres qu'ils retrouveront un peu de lumière.

Cet amour paradoxal est retranscrit avec justesse par le metteur en scène, et permet un tremplin pour constater la situation de l'intégration des turcs. On apprécie fortement l'absence de tout propos moralisateur juste une caméra centrée sur Cahit et Sibel nous livrant des images épurés de ces 2 personnages, noyés dans le tourbillon de la vie. L'intrigue est par ailleurs soutenue par des mélopées orientales qui découpent le film en actes, donnant des impressions de pièce de théatre.

Dans ce flot d'hémoglobine et de voluptés les protagonistes crèvent littéralement l'écran. Birol Unel (Cahit) est extraordinaire mais celle qui rend le film si féminin et si attachant est Sibel Kekilli, dont c'est le premier rôle au cinéma (apparue auparavant dans des films X, comme quoi...), la révélation du film.

Un film attachant, poignant, déchirant, à voir absolument en VO.




Mikado

10/02/2008

Blind Shaft

Publié par E. |


Blind Shaft est un film chinois de Li Yang (pour l'anecdote, le lien de l'auteur sur la fiche du film wikipedia renvoie à Li Yang, le sauteur à ski... Petite erreur...). Ce long-métrage sorti en 2003 avait allongé ma petite liste des "films à voir". D'où ce billet, qui ne s'explique pas seulement par le vide actuel des sorties cinéma.

Le synopsis de Blind Shaft pourrait vous gacher la surprise, ce qui explique ce spoiler...

Il n'est jamais assez tard pour lire le synopsis:


{Song Jinming et Tang Zhaoyang sont des arnaqueurs. Leur méthode est simple : repérer une personne seule qui cherche du travail, et l'engager pour travailler avec eux à la mine en se faisant passer pour un membre de la famille. Ensuite ils se débrouillent pour tuer le malheureux dans un quelconque éboulement et en touchent ensuite une prime de la part du directeur de la mine en échange de leur silence sur cet "accident". Un jour ils font la connaissance de Yuan, un jeune homme naïf mais attachant. Ils lui proposent un travail à la mine.}




Comme tout bon film asiatique, c'est l'authenticité de l'oeuvre qui marque dès les premières secondes. L'immersion est quasi-totale pour notre plus grand plaisir. L'équipe devant la caméra est saisissante. Le scénario, lui, est monté comme une fable sur les relations humaines. Très fin, parfois cynique et souvent amusant, il se focalise sur la vie d'hommes en proie au paupérisme, à l'image d'une Chine encore endormie, peut-être.

Dans ce défilé bestial, certains chassent et d'autres sont chassés.Tous sont ouvriers. De pénibles mineurs qui vivent sans eau ni électicité en plein hiver et ne voient pas la lumière du jour... Un tableau plutôt charbonneux... On se croirait parfois dans Germinal de Zola mais ici, ce n'est pas la mine qui est monstrueuse, c'est l'Homme.

En me lisant, vous pensez sans doute à l'un de ces films violents que seule l'Asie peut produire. Un genre de Visitor Q de la mine (idée à "creuser"...)? Il n'en est rien. En vérité, on suit un jeune travailleur de seize ans cherchant à financer ses études. Le rythme est assez lent (comme souvent avec les films asiatiques, même si les iraniens sont très forts là-dessus) mais on est vite confronté aux difficultés rencontrées par notre jeune homme, censé incarner l'innocence par son inexpérience et son non-savoir. Profondément naïf (tout ce qui fait un homme innocent, en somme), le personnage est vite manipulé par ses compères d'âges mûrs, chasseurs expérimentés.

Tout l'intérêt de cette fable repose sur un équilibre à trouver entre l'innocence, c'est-à-dire l'inexpérience ou la position de proie, et l'acquisition du savoir - qui peut mener à se défendre, donc à chasser. Vice ou vertue, que choisir? A l'inverse, a-t-on seulement le choix?
Ce jeune homme va devoir apprendre à partir de ce qui l'entoure pour sortir chaque jour de cette mine, pour en sortir vivant, pour s'en sortir dans la vie. Et dans ce combat, ses compagnons de route vont s'attacher à lui. Il va les rendre un peu plus humains. Comme on troque un peu d'innocence contre un peu de savoir...

Mais ces échanges qui bouleversent la donne suffiront-ils à trouver un équilibre? N'y aura-t-il pas un basculement vers l'inévitable? L'équilibre est-il seulement possible dans ce monde à l'atroce précarité? Comment ne pas envisager de se défendre lorsque l'on sait cette atrocité toute proche?
La réponse se fera en image depuis votre salon... Espérons-le!


E.



10/01/2008

L'auteur de Planetes revient!

Publié par E. |



Tenez-vous bien, les éditions Kurokawa annoncent sur leur blog l'acquisition de Vinland Saga la nouvelle oeuvre de Makoto Yukimura, connu en France pour son superbe manga Planetes (titre original: Itaanhtez) .

Cette histoire est radicalement différente de la précédente, puisqu’on quitte l’espace pour le XIe siècle des Vikings. Vinland Saga s’inspire des sagas sur l’exploration du Vinland (du Groenland et de l’Amérique du Nord), notamment la Saga des Grœnlandais (Grœnlendinga saga). Vous pourrez retrouver le trait puissant et le souci du détail qui caractérisent les travaux de Makoto Yukimura.

Synopsis:

"Depuis qu’Askeladd, un chef de guerre fourbe et sans honneur, a tué son père lorsqu’il était enfant, Thorfinn le suit partout dans le but de se venger. Mais bien qu’il soit devenu un guerrier redoutable, il ne parvient toujours pas à vaincre son ennemi. Au fil des ans, enchaînant missions périlleuses et combats afin d’obtenir des duels contre l’homme qu’il hait plus que tout, le gentil Thorfinn est devenu froid et solitaire, prisonnier de son passé et incapable d’aller de l’avant. Jusqu’à ce que la vie le force à regarder le monde différemment… "

Sortie prévue en France en janvier 2009.

E.


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