11/13/2008

Hideo Nakata à fond dans l'autodestruction

Publié par E. |


Le cinéaste japonais Hideo Nakata (Ring, Dark Water) sera de nouveau aux commandes d'un thriller intitulé Chatroom.

Hideo Nakata réalisera Chatroom, un thriller psychologique qui présentera des adolescents s’encourageant mutuellement à adopter un comportement violent et (auto)destructeur. Le scénario de Chatroom sera adapté d’une de ses propres pièces de théâtre par l’Irlandaise Enda Walsh qui a écrit Disco Pigs, Caméra d’or à Cannes en 2001 restée inédite en France, et le drame Hunger de Steve McQueen, en salle le 26 novembre prochain. Alison Owen (Shaun of the Dead) , Paul Trijbits (Bloody Sunday) et Laura Hastings-Smith produiront le thriller qui selon le distributeur WestEnd Films se situera visuellement et conceptuellement "entre Disturbia et Cube". Le tournage débutera au printemps prochain au Royaume-Uni.

Hideo Nakata poursuit par ailleurs ses autres projets à savoir deux autres thrillers : Out et Change the World, un film d’épouvante au doux nom d’Inhuman et un film fantastique intitulé L’Emprise.


Une info d'Alexandre Muhr relayée par C. !

11/12/2008

LA CLEF

Publié par C. |


La Clef clôt une trilogie dirigée par Guillaume Nicloux (Une affaire privée, Cette femme là) et met en scène des acteurs français plutôt reconnus dans des rôles assez atypiques. On retrouvera notamment Thierry Lhermitte en détective à l’article de la mort - perdu, désespéré et repoussant. Josiane Balasko en flic aigrie, asexuée et dépressive. Une Vanessa Paradis en pute d’autoroute. Un Jean Rochefort froid, étrange et (car) sans moustache. Et enfin, Guillaume Canet un individu qui a lui seul retranscrit le mystère - et incarne très bien le regard interrogateur autiste et innocent du « bordel qu’est ce qui se passe ? ».

C’est l’histoire d’un trentenaire en quête d’identité et d’introspection amoureuse – tout désigné à l’ennui et bouffé par la frayeur de devoir offrir un enfant à celle qu’il aime. Ce même trentenaire (de parents inconnus) rencontre alors un vieil ami de son père – violemment assassiné et conditionné dans une urne à cendres. S’ensuit alors une série d’évènements mystérieux, auxquels le père décédé n'y est probablement pas pour rien. Parallèlement, un détective cancereux veut retrouver sa fille avant de mourir, et une enquête de flics fades et dépassés est supposée ramener ses lumières sur la sombre histoire.

La paternité est le leitmotiv central de cette réalisation. Elle sera d’ailleurs suggérée à travers toutes les générations (du côté de Guillaume Canet, comme celui de Thierry Lhermitte ou encore de Rochefort) et on parlera également de maternité (on apprendra même que la flic repoussante a perdu un enfant – détail qui n’apporte rien si ce n’est qu’il explique sa façon d’être : physiquement détestable). Mais ces thèmes auraient nécessités plus de profondeur. On n’arrive rien à en sortir si ce n’est : « attention, avant de faire un enfant soyons-en conscients, c’est important. »

Concernant le scénario, on est rapidement pris dans l’engrenage des misères – plutôt inoffensives à première vue – de Canet. Et, tout comme le titre nous le suggère, nous attendons avec grande impatience la clef, qu’elle nous délivre l’Explication. Là où le bat blesse : elle se résume en 2 phrases et le soufflé s’essouffle et perd toute sa chaleur mystérieuse quand on comprend le peu qu’il y a à comprendre (manque cruellement d'épices !). Rien pour booster la sauce – seulement une allégorie du prince charmant et quelques meurtres qui nous dépassent un peu (exploitation des personnages secondaires trop faible - synergie peu créative). Heureusement que la réalisation sauve l’ensemble : la double chronologie parallèle est bien montée et nous maintient, somme toute, en haleine.

Une direction artistique bien entourée mais dont la coque sonne un peu creux.

C.

11/12/2008

Le Champ de l'arc-en-ciel

Publié par E. |


Après le cultissime Solanin, Inio Asano poursuit son Oeuvre poético-dramatique dans Le Champ de l'arc-en-ciel. Pour avoir lu chacun de ses mangas publiés en France (Un monde formidable, le Quartier de la lumière et les deux derniers déjà cités), je pense pouvoir affirmer que ce dernier opus est le plus sombre (en témoigne la couverture), mais aussi le plus compliqué.

Le style graphique, tout d'abord, est d'une rigueur, d'une perfection, d'une beauté, d'une régularité (...) à couper le souffle. Mais dès lors que vous lisez Inio , vous pouvez le prendre comme acquis. Je m'entête à dire qu'il est sans doute un des plus brillants dessinateurs au monde.
Profitons néanmoins de l'aspect formel du manga en émettant immédiatement un petit bémol: l'édition. Panini Comics a sauté sur l'occasion de la reconnaissance d'un nouveau talent (qu'il découvre rarement à l'image de N.Urusawa) pour dégager une bonne marge sur l'oeuvre. D'aspect extérieur correct avec une édition de grand format, l'impression se révèle être de moindre qualité (rien à voir avec les éditions Made In). Cette dernière est en effet réalisée sur du papier très fin, rugueux au touché comme mal recyclé. On regrette donc que l'éditeur ne quitte jamais ses directives des yeux: du profit, du profit, encore du profit (et donc limiter les coûts d'édition)...


Attachons-nous maintenant au fond du scénario. Celui-ci apparaît au fil de la lecture très opaque et complexe. Mais toujours emprunt de poésie qui allège cette grosse machine qu'est le scénario.

L'histoire est particulièrement violente. Mais ce n'est pas ce qui fait l'essentiel de la "machine". Inio Asano a souhaité s'essayer à l'art des sauts dans le temps. Tantôt dans le futur, tantôt dans le passé, il suit plusieurs personnages sur plusieurs années de façon anarchique. Le lecteur se perd souvent ne sachant plus qui est qui ; qui et quand. Ce qui est un véritable obstacle à la bonne compréhension du scénario.
Malgré un découpage plutôt déroutant, on comprend juste ce qu'il faut pour savourer ce nouveau venu de la planète Inio Asano. Décidément à part, l'auteur pourrait désemparer plus que jamais avec cette dernière oeuvre assez complexe.
De quoi inviter à des relectures intenses ouvrant d'autres portes de cet univers qui parfois (et c'est le cas ici) nous échappe.
En bref, Le champ de l'Arc-en-ciel est un manga aussi scotchant que violent. Difficilement appréhendable. Vous n'en ressortirez pas indemne!
E.

11/11/2008

Will Smith séquestré sous les yeux de Spielberg

Publié par E. |



Steven Spielberg et Will Smith ont entamé des discussions pour réaliser un remake d’Old Boy, film coréen de Park-Chan-wook.


Will Smith pourrait reprendre le rôle de Choi Min-sik dans le remake hollywoodien d’Old Boy, un thriller que le Coréen Park Chan-wook avait réalisé en 2003. C’est Steven Spielberg qui cherche depuis longtemps à faire tourner Will Smith qui se chargerait de la nouvelle version du film. Elle présentait dans la version originale un père de famille enlevé, séquestré pendant 15 années avec une télévision pour seul contact avec le monde extérieur, puis relâché sans raison apparente. Le thriller racontait comment ce père de famille cherchait à retrouver celui qui l’avait séquestré et tué sa femme lors de sa capture pour se venger. Le cinéaste qui planche également sur le projet Tintin, dont nous vous évoquions récemment les derniers rebondissements , recherche un scénariste pour adapter au public américain ce film ultra violent.

D’ici l’éventuelle sortie du thriller, Will Smith sera à l’affiche le 14 janvier prochain de Sept Vies, un drame de Gabriele Muccino, dans le rôle d’un homme qui tombe amoureux en même temps qu’il tente de se suicider. On devrait également le retrouver dans la peau de Bobby Seale, fondateur du Black Panther Party dans The Trial of the Chicago 7, aux côtés de Tommy Lee Jones dans Men in Black 3, en père de famille dans une comédie intitulée Time Share, dans un film de science fiction de Francis Lawrence et en pharaon dans un péplum.

Une info d'Alexandre Muhr relayée par C. 

11/11/2008

Yael Naim - Concert

Publié par E. |


Si le succès de l'album de Yael Naim demeure inexplicable (à moins que...), on peut se demander ce qu'il en est de sa tournée.

D'abord, Yael Naim c'est quoi? Un son entre Norah Jones et Feist (notamment pour ce qu'il y a d'électro dans les instrus). Une musique de qualité, certes. Mais il faut admettre que chaque chanson de l'album laisse une impression de déjà vu.
Yael Naim manque en effet d'originalité et ne parvient pas à se démarquer de la scène musicale. Elle est pourtant devenue une icône du genre "popy-jazz", appelons-le ainsi. Un genre créé par d'autres il y a quelques années déjà. Genre caratérisé par l'assemblage d'une petite voix féminine jazzy aux divers instruments acoustiques et électroniques... Une façon de faire du neuf avec du vieux. Un relooking du jazz d'antan qui plaît, dans la tendance.
Yael Naim n'a rien inventé, et doit même en partie son succès à sa reprise de Toxic de Britney Spears. Un outil populaire qui en a attiré plus d'un. Peut-être est-ce là l'origine de la notoriété de l'artiste. Le populaire invite le populaire, on aurait du y penser avant...



Bon, d'accord Yael Naim c'est une artiste qui chante des trucs pas très originaux mais qui a une belle music-qualité. Mais en concert, comment est-elle?

Elle est malade. Pas de chance. Hier à Nancy, elle était "malade" nous a-t-elle dit. Deux chansons après elle quittait la salle. Sa gorge la trahissait...
Une demie-heure plus tard, elle réapparaissait bardée de mouchoirs. Elle nous dit avoir pleuré un bon coup. J'ai envie de lui dire que j'ai mal aux jambes... Heureusement, le concert n'est pas terminé.
Alors voilà, je n'aime pas son album. Premier élément à charge. En plus, les conditions ne lui sont pas favorables, ce qui n'adoucira pas mon jugement. Dur, dur.
Encore plus dure est la chute, lorsque je me rends compte, assez vite, qu'il n'y a rien de plus à découvrir sur scène. Malgré des chansons qui partent plus en crescendo (vive le live), l'ensemble reste très mou, on a envie de la secouer.
On regrette par ailleurs qu'elle se cantonne à chantonner les titres de son album et ne nous livre pas quelques inédits. Chose qui me paraît être le B.A-BA de tout concert.

Les musiciens seront le lot de consolation. On les regarde jouer avec tous leurs instruments qu'ils aiment changer très souvent. On remarque admirativement que tous jouent à peu près de tout et avec talent.
En sortant de la salle, je me suis aperçu que j'avais plus regardé les musiciens que la chanteuse... Voilà qui est révélateur.

Bref, si Yael Naim passe dans votre ville, n'hésitez pas à circuler, car il n'y a rien à voir.
E.

11/10/2008

FESTEN

Publié par C. |


Thomas Vinterberg signe à travers ce film les sacrements du Dogme 95 – étrange texte co-contracté avec Lars Von Trier l’année de la réalisation de Festen et de Les Idiots (1998).
Deux ovnis cinématographiques qui se devaient de respecter le 35 mm (on s’arrache les yeux, surtout en 16/9 sur un putain d’écran 37’’ Full HD, 100 Hz – l’autoscale n’y fait rien – qualité moisie !), de bannir tout artifice de montage (pas de musique, caméra à l’épaule, pas d’anachronisme géographique ou temporel), et de privilégier l’extorsion d’une introspection individuelle de chaque acteur composant l’univers cacophonique et plutôt violent de chacun de ces 2 films (un des sacrements précise clairement : le succès du film ou les critiques de l’esthétique, le réalisateur s’en contre-balance, tout film de genre est interdit, ne pas mettre en avant la réalisation – bien au contraire) .
Je ne m’attarderai pas sur Les Idiots trashcore à la finalité ambiguë que j’ai vu il y a une paire d’années même si vaudrait le coup qu’on s’y attarde (surtout quand on sait que c’est LVT aux commandes !).

Festen est un huis-clos théâtral au réalisme transpirant : père d’une riche dynastie danoise, Helge célèbre ses 60 ans dans son manoir majestueux et soigné dans lequel sont conviés un bon nombre d’amis avec toute la famille. Réception mondaine, petits plats dans les grands.
Deux frères, une sœur. Une autre sœur absente, morte un an plus tôt. Un brin de mystère plane, et on se demande bien à quel moment il sera percé. Et quand le pu s’évacue, la quantité se déverse à grandes eaux. Ce n’est pas de la grande scène de coups de théâtre à répétition, c’est juste des hommes et des femmes qui se battent pour mieux «mourir».

Malgré l’image mauvaise, la réalisation bancale et brouillonne (volontaire) et l’ambiance plombée par un enfermement étouffant, le réalisme du reportage de famille prend réellement le spectateur à témoin et nous croyons assister avec le reste de l’assemblée au scandale de famille. Voyeurisme, gêne et sentiment de honte nous partagent entre la part de vérité et la part de mensonges (ou plutôt celle qu'on refuse de voir/croire).

Les acteurs sont convaincants (oui au rôle de Michael interprété par Thomas Bo Larsen) et nous invitent à considérer quelques clichés bien amenés comme le racisme moderne, la violence conjugale, l’adultère facile, l’amour fraternel fusionnel, la haine viscérale inavouable, et surtout le degré de responsabilité de chacun à assumer la vérité.


Ou à la fuir – quand c’est plus simple.

C.

11/09/2008

Deux nouveaux "bastards" chez Tarantino

Publié par E. |


Samuel L. Jackson et Maggie Cheung ont rejoint le casting d’Inglourious Basterds.


Le casting d’Inglourious Basterds qui avait déjà fort belle allure avec notamment Brad Pitt, Diane Kruger, Mike Myers, Léa Seydoux et Daniel Brühl s’étoffe encore avec Maggie Cheung et Samuel L. Jackson. L’actrice chinoise remplace au pied levé Isabelle Huppert pour incarner madame Mimieux, directrice d’un cinéma français dans lequel vient se réfugier Shosanna (Mélanie Laurent) alors sans abri et recherchée par la Gestapo. Quant à l’habitué des films de Tarantino, Samuel L. Jackson (Pulp Fiction, Jackie Brown, Kill Bill : volume 2), il prêtera sa voix pour la narration et n’apparaîtra donc pas à l’écran.

Soit dit en passant le film a légèrement changé de nom puisqu’il ne s’intitule plus Inglorious Bastards mais Inglourious Basterds. Un changement de voyelle dont on attend toujours une explication officielle du cinéaste mais qui s'origine vraisemblablement dans le film d'Enzo G. Castellari dont Tarantino a fait l'influence première pour ce nouveau projet, Une poignée de salopards.

Une info des inrocks relayée par C. 


11/07/2008

Les métamorphoses de Tintin

Publié par E. |

Au sujet du projet d'adaptation au cinéma des aventures de Tintin par Peter Jackson et Steven Spielberg, l'imbroglio entre les deux réalisateurs et le retrait surprise d'Universal du projet compromettaient l'avenir du plus célèbre Belge (après le sandwich). Il semble qu'il y ait aujourd'hui du nouveau, grâce a Sony Pictures Entertainment. La major est en pourparlers avec Paramount Pictures pour cofinancer et distribuer les très onéreuses envies des réalisateurs d'E.T. et du Seigneur des anneaux.

Les deux compagnies américaines ont confirmé que les discussions avaient débuté mais se sont refusées à tout autre commentaire. On sait cependant que la Paramount devrait distribuer le film en Amérique du Nord tandis que Sony chapeauterait les sorties dans le reste du monde.

La trilogie Tintin qui pourrait être réduite à un diptyque basé sur Le Secret de la licorne et Le Trésor de Rackham Le Rouge sera réalisée avec la technologie d'infographie Motion Pictures utilisée pour Le Pôle Express de Robert Zemeckis. Enfin, Spielberg et Jackson devront se passer du jeune Thomas Sangster qui devait incarner le reporter du Petit Vingtième suite au retrait d'Universal. Malgré tous ces rebondissements la sortie américaine du premier volet est prévue pour 2010.

Une info d'Alexandre Muhr relayée par C. !


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