9/16/2008

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Publié par E. |

Bienvenue sur le Sanctuaire





Le Sanctuaire et son Dojo vont de paire.

Tous deux invitent à la réflexion. Le premier pourrait vous incarner. Car pour se rendre au Sanctuaire, il faut avant tout avoir la foi. Un sanctuaire est un lieu de recueillement, de profondeurs (parfois obscures et abyssales) et de découvertes.

Or, si vous êtes arrivés sur Le Sanctuaire, ce n'est sans doute pas dû au hasard. Vous avez certainement un goût prononcé pour l'aventure vers l'inconnu (ou simple curiosité?) puisque, là encore, vous poursuivez votre lecture sur cette plateforme nominativement étrange si ce n'est burlesque.




Bref, tout cela pour ne pas dire qu'ici, vous réfléchissez. Pas de recherche du soi, pas d'introspection exhibitionniste. Une réflexion -parfois très relative - sur l'Art. Celui que nous partageons tous, qui que nous soyons. L'Art Commun. L'art de regarder, l'art de lire ou d'être lu, l'art d'écrire, d'entendre ou d'écouter... L'Art. Telle est l'âme de ce sanctuaire. Tel est l'objet de votre pélerinage (car un pélerinage est parfois pénible, mais rassurons-nous d'entrée: on en ressort plus grandi qu'affaibli, en principe).

Force est donc de constater que Le Sanctuaire occupe une place de premier rang. C'est notre boussole, notre table d'orientation à nous. Nous? Nous sommes les membres du Dojo.


Le Dojo, perdu au fin fond du Sanctuaire, ne fait que jouer sur un champ magnétique. Celui qui excite l'aiguille du Sanctuaire et qui nous pousse à donner le meilleur pour ne pas perdre le Nord. C'est pourquoi nous sommes autant maîtres que disciples. Maîtres car nous sommes seuls à sceller notre sort. Disciples car nous le scellons au service d'une discipline: l'Art Commun. A votre service.


Ainsi, la réflexion est la pierre angulaire de ces deux mondes associés. Dans son humble acception, la réflexion est ce qui nous unit. Vous nous obligez à réfléchir par votre exigence et votre indéfectible soif de savoirs. Nous vous forçons à la travailler par nos articles souvent maladroits mais toujours passionnés.


Le Sanctuaire et son Dojo devraient vous plaire.


Tous deux invitent à la réflexion. Le premier pourrait vous incarner. Quant au second, déjà vous le connaissez...





Le Dojo se présente:



  • Administrateur général auto-proclamé.


    E. (Nancy/France/Terre)

  • Tout et rien - Mais surtout Cinéma - et un peu K-pote scrotum maker (Administrateur délégué département Cinéma, chargé de communication et de la corruption dans le monde):
    C.(Donosti-Baiona/Euskal Herria/Lurra)

  • Rédacteurs en Chefs - tous départements - et reporters sans frontière:
    Comarin (Nagoya/Japan/Earth) Nagoya no bakka - le site

    Mikado (Berkeley/San Francisco/California/United States/Earth)

  • Rédactrice en Chef - département littérature:

    Bénédicte (Switzerland-France/Terre)


  • Disciple polyvalent Jeux-Vidéos, mangas, comics, vampires(!?) - (éditions HYHYPC nigga):

    Bes (Paris/France/Terre)


  • Disciple Polyvalent Musique, jeux-vidéos, cinéma, bandes-dessinées, plaidoiries (?!):

    Verbal Kint (Nancy/France/Terre)


  • Disciple spécialiste du Cinéma Indépendant

    Ale (Lyon/France/Terre)


  • Ce site figure dans "le meilleurs des blogs" sur paperblog. Il est également membre de réseaux de marketing alternatif tels que blogbang mais aussi brm, une plateforme de TriBeCa, référence en la matière. Il n'en reste pas moins libre, indépendant et authentique... Toujours pour mieux vous servir...

9/16/2008

Contactez-nous!

Publié par E. |





Si vous avez des propositions ou suggestions à nous transmettre, vous pouvez nous écrire à elgade@msn.com.


Nous vous répondrons dans les plus brefs délais






9/15/2008

Eater

Publié par E. |


Eater... Ou comment se faire avoir par une couverture tape-à-l'oeil et accrocheuse et une communication attrayante de la part de Glénat.
Grand fan d'histoires de vampires, lorsque j'aperçois dans l'un des derniers Berserk un petit flyer avec cette jolie couverture présentant des monstres me faisant beaucoup penser aux chiropterans de Blood accompagnée de cette accroche alléchante : "Ils débarquent, et ils sont affamés (série en 4 volumes)", mon sang ne fait qu'un tour et je cours me le procurer sans même jeter un coup d'oeil à l'intérieur. Grossière erreur !

Première déception : les "méchants" de l'histoire n'ont absolument rien à voir avec des vampires, il s'agit en fait d'une sorte de parasite extra-terrestre se nourissant de l'énergie vitale de la planète (sic). Ceux-ci viennent sur terre pour féconder des humaines et ainsi donner naissance à des hybrides mi-humains mi-monstres pouvant changer d'apparence à tout moment, dans le but de dévorer le plus de proies humaines possibles.

Deuxième déception : le scénario ultra-convenu. Sans spoiler outrageusement (ce qui ne vous ferait pas rater grand chose chers lecteurs du Dojo), la trame principale est la suivante : une écolière orpheline ayant des dons de medium se retrouve par hasard au milieu d'une bataille entre deux des monstres cités précédemment. Ceux-ci se révèlent être un père (Kuromaru) et son fils (Benimaru). A la naissance de Benimaru, la mère de ce dernier a réussi grâce à un exorcisme à extraire l'esprit maléfique incitant les créatures à dévorer des humains. Malheureusement, Kuromaru s'en est aperçu et a tué la mère. Depuis, Benimaru a juré de tuer son père et tous ses semblables. SU-PER...

Troisième déception : la réalisation ! Les dessins font ultra-vieillots, j'avais l'impression de lire 3x3 Eyes !!! Après quelques recherches, il se trouve que cette "oeuvre" date de 1991, mais quand bien même, ce manga a très très mal vieilli. De plus, le découpage ne le met pas du tout en valeur.

Vous l'aurez compris, cela faisait bien longtemps qu'un manga ne m'avait pas autant déçu. Chers amis du Dojo, passez votre chemin sans regrets !
Bes

9/15/2008

Dirt - Saison 1

Publié par E. |



A l'heure où le streaming a pris le pouvoir sur le net, les séries-télé prennent celui de l'autre petit écran... Parmi elles, Dirt. Encore une série qui fait dans le débauchage d'acteurs de cinéma comme l'avait fait Friend bien avant tout le monde. Justement, ici, c'est Courtney Cox qui joue les vedettes.


Si l'actrice a fait ses preuves, Dirt laisse perplexe à première vue. Mais soyez rassurés, tout est bon dans Dirt, si ce n'est Dirt lui-même.
Explications: Dirt c'est d'abord un magazine people. L'idée de base est là et elle est plutôt mauvaise car sans relief et plutôt commune. La série raconte l'histoire de Lucy Spiler, rédactrice en Chef de Dirt. On se dit derechef qu'exploiter le filon du star system à travers un magazine people tel qu'on en cotoie quotidiennement n'a vraiment rien d'intéressant... Et c'est le cas!

Mais très heureusement, l'idée de base n'est pas la principale et le scénario se focalise très vite sur la vie privée des personnages principaux (qui sont assez nombreux et variés pour notre plus grand plaisir). Dirt est en fait très vite relayé au second plan, plus comme un élément décoratif que comme un véritable pilier de la série.


Au final, le scénario se révèle très frais et les protagonistes intriguent tous autant qu'ils sont, Courtney Cox incarnant sans doute le moins attachant ou intéressant d'entre eux. Petite préférence pour Don, le photographe indépendant schizophrène (très très bien joué) qui vous réserve de longs moments d'hallucinations intemporelles et jouissives.

Mauvaise nouvelle, "A l'heure où le streaming a pris le pouvoir sur le net, les séries-télé prennent celui de l'autre petit écran..." quand elles le peuvent. Et la série n'a pas résisté à la récente grève des scénaristes. Une victoire par K.O qui stoppe la série au septième épisode de la saison 2. L'aventure fut brève mais intense. Adieu Dirt magazine.

E.

9/15/2008

TRIANGLE

Publié par E. |

3 gros piliers de HK : Tsui Hark, Ringo Lam et Johnie To réalisent ici une pièce d’un seul tenant. Expérience unique (pour ma part) qui relève un défi plus qu’ambitieux – et plutôt dangereux (vu les divergences de style de ces 3 compères !).

Projet amorcé par TH qui aura même prévu un scénario en cas de montage définitif désastrueux. Chacun leur tour, se donnent 35 min de pellicule dans un ordre bien défini : TH>RL>JT. Ont évité le cliché des films à sketchs (commerciaux et bien souvent médiocres) en choisissant de tourner ce long métrage en cadavre exquis. RL comparera cette figure de style à celle qui existe dans la poésie chinoise : plusieurs poètes se réunissent et chacun écrit un vers à la suite de l’autre. Risque de ne pas conserver une entité cohérente, risque de se focaliser sur un ego-trip mal dosé, risque de sombrer dans un mélo ésotérique sans saveur etc. Le risque n'est pas ici sans exister !

Le résultat n’en est pas moins éblouissant : que du bluff qui roule sur du velours. Si on ne savait pas, on ne le devinerait pas. Fluide, homogène et plus qu'accessible. Le synopsis peut se résumer très simplement : 3 potes décident d’organiser un casse facile, et, s’inventent un dénouement difficile (avec à la clé flic ripou et burlesque d’une équipe de bras cassés). Ca sent le made HK à plein, musique tamisée (petite basse de fond à la mélodie timide), et gunfights soignés. La première partie dirigée par TH (assisté lui même par Soi Cheang récemment remarqué par Dog Bite Dog) met en place les personnages et cultive le mystère de chacun d’entre eux. L’histoire se centralise autour de 3 principaux personnages (4 avec le flic) et on apprécie (sus aux multiples facettes de Election qui nous a littéralement perdu - et légèrement énervé !). Louis Koo (Election, Flash Point), Simon Yam (Exodus, Election) et Sung Hong-Lei (Une Balle dans la Tête, Ichi the Killer) s’inscrivent eux aussi parfaitement dans la figure du Triangle. La deuxième partie conduite par RL (peut être la moins réussie) s’attardent plus sur un aspect mélo-dramatique et contemplatif de la relation humaine (n’ai pas saisi l’intérêt de la danse saccadée de ralentis). Le ton est sans doute trop noir par rapport à la reprise de To qui ressuscite (inutilement à mon sens !) la seule femme du film (et on s’la traîne un peu comme un boulet jusqu’au bout). On retrouve dans la troisième partie de JT un style à la hauteur de The Mission avec – très peu de dialogues – et énormément de visuel léché (et des comiques de situations très théâtralement réussies). L’acteur fétiche de JT y participe – évidemment – (Suet Lam - l'homme au grain de beauté) et nous fera d’autant plus plaisir qu’il interprète brillamment un amphétamino-man euphorique.

Quoiqu’en dise leurs créateurs, on est loin d'une œuvre ésotérique psychologique mais bel et bien sur un chassé-croisé de styles qui repose sur une pyramide architecturalement soignée à 3 côtés distincts mais équilatéraux. Et pourquoi ne pas tenter la figure de style avec un 4ème acolyte comme John Woo - égaré on ne sait où ?!

9/15/2008

GOMORRA (Gomorrha)

Publié par E. |


Italie.
Et aussi Mateo Garrone (L’étrange Monsieur Peppino).
Mais c’est, et surtout, le Grand Prix Cannes 2008.
Un très grand film (et oui je cautionne Cannes sur ce coup). Adapté du best-seller de Roberto Saviano (tenu aujourd’hui sous protection policière...).

Plusieurs desseins vous y seront contés avec un réalisme troublant. En condensé : Gomorrhe aux mains de la Camorra. Pluies de feu et de sang dont le Dieu local de Naples et de la Campanie ne se rassasie jamais. On végète dans cette Italie incertaine et difficilement identifiable à travers des personnages attachants, vierges, perdus, choqués, violés, violents, complexes, monogames – du tout et du rien - une véritable fresque de rapports humain d’une animosité exacerbée et écrasante. Caméra à l’épaule, on vit les scènes et on peut sentir le souffle de chacun des personnages qu’ils soient apeurés, choqués ou débridés.

Le tout se mêle avec une inquiétante maîtrise : les destins s’entrecroisent et c’est réellement bien monté. Ainsi aurons nous la chance de pouvoir vivre l’intronisation glaçante d’un gamin dans un des clans (et l’inévitable effet de groupe assassin et fascisant) ; l’odeur de la peur de la mort interprétée par le médisant putride Ciro (et ça suinte fort) ; l’innocente naïveté perdue et grisée par le sang (des caïds aux faciès inoubliables) ; le mythe du ramassage des ordures mafieux et son immense dégoût à ne pas vouloir y croire ; et une guerre et règlements de compte où le nombre de morts (tout comme leur identité) ne signifie plus grand chose. La Camorra (plutôt dénommé par les affiliés : Système(s)) nous est dépeinte sous un angle qui suppure le danger. On en vient même à craindre pour le réalisateur tellement le message est vide de démagogie.

Les acteurs sentent le local à plein et la mise en scène ne s’exulte jamais dans un schéma caricatural. On reste les pieds sur terre et c’est – paradoxalement - ce qui nous noie.

Plus d'infos sur ce film

C.

9/15/2008

Mange mon Geek

Publié par E. |
9/15/2008

Big Love

Publié par E. |



Disons-le clairement, Big love ne fait pas envie. Rien que par son nom et l'image qu'il peut véhiculer. Mais en y prêtant attention, ce n'est pas un si mauvais choix.
Cette série porte le sceau de HBO et respecte les traditions: finesse et émancipation de l'esprit.
Le thème étudié par les scénaristes est déjà en lui-même intéressant: la communauté des mormons, véritable secte où tous les dangers vous guettent. Et le scénario - développé - ajoute sa touche d'originalité rendant le tout plus qu'intriguant.

Le rythme n'est pas des plus rapides mais c'est le rapport à l'humain qui intéresse, un peu comme chez nos amis Les Soprano.


L'accent est mis sur l'aspect psychologique. L'atmosphère qui se dégage parfois peut être très tendue voire glauque et c'est ce qu'on aime. Mais il y a aussi de l'humour (mais ce n'est vraiment pas une comédie contrairement à ce que laisserait croire l'inconscient collectif).
Quant aux acteurs, c'est une équipe de choc qui est réunie autour de Bill Paxton (issu du grand écran, comme d'autres), premier rôle de la série. Le jeu est irréprochable! On s'y croirait!
La série a deux petites saisons derrière elle pour l'instant alors il vous est encore possible de rattraper votre retard... Il y a des chances pour que les moins convaincus soient surpris... A suivre...







Big Love : trailer saison 2
par Cineblogywood
E.

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