12/14/2008

MUTAFUKAZ

Publié par C. |






























Angelino et Vinz habitent Dark Meat City, une bourgade aux quartiers calientes inspirés de ceux de LA. Ces 2 personnages principaux sont directement nés de photos de L’Est Républicain (le créateur Run – alias Guillaume Renard - paraît puisé ses sources dans ses origines nancéennes !) sur Halloween : Angelino étant initialement une citrouille bien ronde et Vinz à la tête de squelette (enflammée pour hommage au Ghost Rider des Marvel).


Run - à défaut de n'avoir pu convaincre sa boite de multimédia à l’époque (TeaChman) - n’a pu sortir que récemment ses 1ers tomes (tout était prêt depuis 2003). A également réalisé un court-métrage (disponible ci-dessous) qui a remporté qqs prix et qui a participé à une renommée de plus en plus étendue.




Run travaille également pour le collectif Semper-Fi (Semper Fidelis – en latin « Toujours fidèle » - devise des Marines US !) sur des projets variés comme le Toy Design, illustration T-Shirts, etc (avec Rolito, Dany Boy, Yan et Chick).




La 4ème de couverture des deux premiers opus ne vous laisse pas indifférents : on note un style léché, particulièrement soigné mélangeant subtilement un style comics et manga. Très belles éditions Ankama (sont également à l’origine du RPG Wakfu) : papier glacé, construction chapitrée, jolies fresques avec des explications initiatiques au début et complémentaires à la fin, le tout assaisonné de planches uniques signées. On s’en tire pour 15 € et c’est peu cher payé pour ces qqs centaines de pages généreuses.


On sent une influence du HH et du continent japonais (on reconnaît même – très furtivement - notre bon vieux Kitano en Yakuza hargneux !). Une fan-attitude également du catch US, des chicanos tatoués et des marvels avec des super-heros aux super-pouvoirs sous fond SF à la thématique des Envahisseurs (sans oublier nos amis les cafards). C’est rapide, fluide, sanglant et détonnant. Le style graphique peut évoluer d’un chapitre à l’autre : on se retrouve tantôt confronté à un artifice de couleurs tantôt au noir et blanc (et rouge quand ça saigne !).



Les personnages sont attachants, Dark Meat City traîne sa dimension de mystères aux quartiers multiples et tortueux et les personnages secondaires (on pense surtout à Willy !) nous enchantent : on adhère sur tous les plans ! Une BD sans nul doute culte à posséder pour tout amateur du 9ème art !




Le 3ème volet intitulé Tome 0 vient de sortir – pour faire patienter les fans et les garder en rut jusqu’au Tome 3… Noir et blanc, plus massif et avec des lunettes 3D. L’innovation a un prix puisqu’il sera mis en kiosque à 20€.


















Editions Ankama : à surveiller. Petit aperçu de leur bébé Wakfu pour donner idée de la cohérence globale de cette maison, aux a priori somme toute sympathiques.



WAKFU Webisode 2
envoyé par nathanlyoko

C.

Allez sur le site pour des images et autres surprises :
http://www.mutafukaz.com/

12/13/2008

Hostel

Publié par E. |



Hostel est supposé être un film violent et gore. D'accord il y a des scènes de tortures non coupées mais l'ambiance générale du film fait qu'on a plutôt envie d'en rire. C'est très bizarre. Un peu comme lorsqu'on regarde un Visitor Q (ou le grand salvateur, comme dirait l'autre). D'un côté il y a la violence, de l'autre l'envie de rire.


Ce n'est évidemment pas par hazard que je prends ce film comme référence. Hostel est un film produit par Quentin Tarantino, qui partage une certaine dimension du septième art avec son compère Takashi Miike. Et si l'on dit que cette amitié est enfin sacralisée par l'apparition de Tarantino (en tant qu'acteur) dans le dernier film du japonais intitulé Sukiyaki Western Django, ce n'est pas tout à fait exact.


Dans Hostel figuraient déjà les prémices de cette amitié dévoilée puisque l'on peut appercevoir le réalisaeur aux lunettes mouches (Miike) jouer une réplique inutile mais géniale dans ce film de 2006! N'est-ce pas là une façon d'afficher le ton?
Après cette apparition furtive, je me suis immédiatement mis à penser que ce film n'était qu'une grosse farce et qu'il fallait le prendre comme tel.


Peu importe que le scénario soit tout pourri (il l'est), car c'est mieux une parodie qu'un véritable film de genre qui est produit. Plus justement, c'est du grotesque de genre. Du genre poussé à son paroxisme oubliant le fond de l'histoire (il n'y en a pas ici).
Hostel est plus un délire qu'autre chose, à prendre au millième degré à mon avis (je pense que ceux qui ne l'ont pas compris comme ça se trompent). Mais je préfère quand même que ce genre de film naisse de l'autre côté du monde qui a l'expérience et les hommes pour faire du très grand loufoque...
On garde au final une impression très moyenne même si cela nous a fait doucement rire...

12/11/2008

Quantum Of Solace

Publié par E. |


Oui, j'aime bien James Bond, ses multiples gadgets, ses belles voitures et ses "girls". Mais non, je n'ai pas aimé ce dernier épisode qui s'essouffle dès les premières minutes.
L'histoire est sans surprise ni rebondissement. James Bond court après un méchant... qu'il finira par rattraper (oups, je vous ai dit la fin!).

La réalisation est particulièrement mauvaise. Les cascades, parlons-en, sont très mal montée. Une succession de plans trop intense qui enlève toute saveur à notre plaisir rendant parfois illisible l'action en cours.



La thématique du film, vous la trouvez également dans les cascades. On ne va pas reprocher à ce type de film de ne tourner qu'autour de cascades bidonnées (quoique...), certes. Mais il manque ici quand même de la chair après l'os.

Le film se résume à des cascades sur tous les supports et véhicules: voitures, avions, bateaux, pédestre (on n'oublie pas les pieds).... Que ce soit sur l'eau ou dans un désert... Tel est le but (qui donne l'impression d'être le seul) du long-métrage.
Ce dernier James Bond signe donc un raté de plus parmi les films d'actions. Un Quantum Of Solace sans le cachet de James Bond. Au final, il ne reste rien.



Plus d'infos sur ce film

12/10/2008

Blessures nocturnes T. 01

Publié par E. |


Blessures nocturnes raconte la débacle de la drogue et la délinquance chez les jeunes. Inspiré d'histoires vraies, le scénario tente de percer à jour la détresse de ces marginaux qui vivent la nuit et n'ont pas leur place dans la société... Le personnage principal est un enseignant démissionnaire qui, suite à une mauvaise expérience, décide de se consacrer à ces jeunes âmes errantes. Cet enseignant est aussi co-auteur du manga, semble-t-il.

L'idée d'aborder des sujets actuels et inquiets sur le sort de l'Homme en société pourrait être intéressante si l'on ne tirait pas sur la corde des sentiments.


Ici, malheureusement, c'est l'option choisie. Non seulement cela agace mais en plus cela nous laisse de marbre. Totalement indifférent. Le suspens est absent et les personnages manquent de relief... Un manga totalement épisodique.


Quant aux dessins, ils sont médiocres. Aucun détail. Un travail fénéant qui se contente du minimum.


S'il y une blessure nocturne, c'est celle qui me reste du temps perdu à l'avoir lu hier soir...



12/09/2008

Papa est en haut - Gad Elmaleh

Publié par E. |

Le dernier spectacle de Gad Elmaleh, Papa est en haut, méritait un petit billet même s'il n'entre dans aucune catégorie (on le mettra dans le "cinéma" même si certains se demanderont s'il s'agit d'une farce). En tous cas, Gad Elmaleh nous le fait très bien, son cinéma.

Jouant plutôt d'un humour délicat qui ne dépasse jamais les bornes (on pourrait d'ailleurs lui reprocher cette prise de risque minimale...), il nous livre un spectacle plus que sympathique! Personnellement, j'aime quand l'artiste n'en fait pas "trop" alors avec lui, je suis servi à ma juste mesure. Juste de quoi faire sourire, voire plus quand affinités s'il y a (et il y a).

On sent qu'il a pris un peu de bouteille et d'assurance. De la maturité aussi. Sans doute due à sa paternité dont il se s'inspire durant toute la pièce. Le show tourne autour de l'enfant et du père de façon parfaitement dosée sans que l'on s'ennuie un instant.

Gad Elmaleh nous offre même quelques instants de freestyle tout à fait irrésistibles! Une spontanéité que l'on n'a pas toujours avec les one man show...



Si vous aimez rire, n'hésitez pas à regarder son DVD...

12/08/2008

VERY ODD FRENCH ARMY TRAINING ANIMATION

Publié par E. |

VERY ODD FRENCH ARMY TRAINING ANIMATION :



12/08/2008

A very British Gangster

Publié par E. |

Suite à la petite Ninja News de Comarin, j'ai finalement opté pour A very British Gangster, un film-documentaire impréssionnant, tourné en plein coeur de la mafia de Manchester, la famille Noonan.

C'est le parrain de cette famille, Dominic Noonan, qui est le sujet principal de ce long-métrage bourré de surprises. Un personnage controversé qui s'ouvre devant la caméra sans tabou (ou presque, du moins lorsqu'il oublie la caméra...).


Dominique Noonan a vécu 22 ans en prison. Il a 38 ans. Les chiffres parlent d'eux mêmes... Père de deux enfants issus de deux mères différentes, il décide d'afficher son homosexualité sans complexe tout en vivant pleinement son rôle de chef de clan. On imagine l'autorité qu'il a dû exercer pour se faire respecter plus que quiconque dans un tel milieu...

Un personnage charismatique qui mène sa vie comme il l'entend et son clan avec. Un personnage que l'on sait violent même s'il ne le montre pas (il le dit et le sous-entend à plusieurs reprises...). Un criminel, un chef de famille, un chef de clan, un braqueur, un kidnappeur et j'en passe. Mais aussi un médiateur, un homme dont la présence rassure dans les bas-quartiers de Manchester... Un homme que l'on appelle à l'aide pour régler les problèmes. Un homme à la force dissuasive imposante pour tout citoyen.




Dominique Noonan est aussi un homme croyant. Il va prier chaque semaine pour se faire pardonner des crimes qu'il commet, ce qui lui permet de recommencer la semaine suivante, dit-il! Oui, la religion peut être dangereuse!

Inutile de vous raconter toute sa vie car le film le fait très bien. Une idée inédite qui a mis trois ans au réalisateur à se concrétiser (le temps d'intégrer le corpus de la très puissante mafia). La réalisation cultive l'ambiguïté du personnage et du clan. Entre réalité et fiction, comme les membres du gang qui vivent leur propre film (le cinéma a beaucoup d'influence sur leurs références et modes de vie), on ne sait jamais sur quel pied danser.

On se croirait dans un épisode des Soprano devant toutes ces similitudes (Dominique a vraiment la même dégaine que Tony Soprano, c'est bluffant!)


A voir d'urgence !







12/07/2008

Agathe Cléry

Publié par Bénédicte |

C'est une comédie, assez sympa, qui voudrait avoir un air de comédie musicale, sans en être vraiment une. Et c'est un peu dommage. On aimerait avoir davantage de passages dansés et chantés. C'est super chouette car ils sont très nombreux à danser.
Et Valérie Lemercier est tout à fait exceptionnelle ! Elle danse remarquablement bien, de façon étonnante. Elle est sublime ! Elle imite à la perfection Mickael Jackson !Il faut dire que j'adore les danseurs. Dans le film, il y a 393 danseurs : mélange de "gens normaux" et de danseurs professionnels. Je ne parle pas du thème du film, qui est principalement centré sur le racisme. Blanc-noir. Sujet "bateau" par excellence, mais traité ici avec humour.
C'est gentil. Et ça finit bien...Bref, si vous voulez vous détendre aller voir ce film. Vous en sortirez toutà fait bien. Mais ne cherchez rien d'intellectuel, sinon, vous seriez déçu ! En conclusion, Valérie est très belle en black ! Beaucoup plus classe qu'en blanche ! Le tournage du film a duré 21 semaines et il a coûté 21 millions d'euros(c'est fou !) !!!
Bénédicte


Plus d'infos sur ce film

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